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Equateur
 

Lundi 24 juillet 2006 - De Santiago (Chili) a Quito (Equateur)
 

Cette fois.ci, pas de probleme, nous prenons notre avion pour Lima, et apres une petite escale, celui pour Quito.
Un taxi nous depose a l´Auberge Inn, l´hotel de Jose et Hude. On leur laisse un message pour se voir demain, car cet apres-midi, Vincent est patraque et a meme de la fievre.

 

Mardi 25 juillet 2006 - Quito
 

Nous retrouvons avec joie Jose et Hude au petit dejeuner et partons tous les 4 en direction du Quito colonial. Comme ils l´ont deja visite hier, ils partent prendre le funiculaire pour le mont Pinchicha qui domine la ville de Quito.
On se fixe RDV pour diner.

De notre cote, nous aprtons a la decouverte du Quito colonial, classe patrimoine mondial a l´UNESCO. Et ca se comprend !

Des rues entieres remplies d´agreables demeures coloniales, aux facades bleue, jaune, orange, ornee de stucs, de sculptures, de balcons en fer forge... on adore ! des petites places ravissantes, de belles eglises baroques a la decoration chargee mais si emouvantes.
Et en toile de fond, ds montagnes verdoyantes.

Quito est tout de meme perchee a 2800 metres d´altitude et les rues montent et descendent tout le temps.

Il y a beaucoup d´indiens en costume traditionnel avec la jupe plissee foncee, de longues chaussettes, des chaussures noires style weston et un chapeau panama.
La plupart portent un enfant dans le dos et vendent des fruits et legumes dans la rue.

Le soir, agreable diner avec Jose et Hude qui partent demain pour Otavalo mais promettent de nous envoyer un e-mail pour nous dire a quel hotel ils sont.

 

Mercredi 26 juillet 2006 - Quito
 

Nous retournons dans le Quito colonial aujourd´hui. Il y a tellement de beaux batiments a voir !
Sur la Plaza de la Independencia, la place principale, tres animee, s´eleve le grand palais blanc du president et la cathedrale, imposante avec son grand dome.
Au centre, le monument aux heros du 10 aout 1809, le 1er groupe a se battre pour l´independance.

Sur la Plaza de San Francisco, bordee de charmants edifices coloniaux colores, nous apercevons le ravissant monastere de San Francisco avec son beau cloitre. Le musee est tres interressant avec de belles peintures religieuses.

A cote, la belle eglise de San Francisco est la plus ancienne de Quito, construite en 1535. accolee a celle-ci, la chapelle de cantuna, du XVIIeme siecle, nous epoustoufle par sa richesse de decoration.

A l´eglise La Compania, nous sommes surpris par la profusion d´or. De l´or partout ! sur toutes les colonnes, autels, retables, portes... quel etalage de richesse !
Un peu provocateur d´ailleurs dans un pays ou la plupart des habitants vivent au seuil de la pauvrete...

Le soir, on se laisse tenter par des lasagnes. Un delice ! on racle notre assiette...

 

Jeudi 27 juillet 2006 - Quito
 

Aujourd´hui, nous partons pour le Quito moderne. Bien sur, beaucoup moins de charme que la partie coloniale, mais la balade reste agreable. Nous sommes surpris par la proprete des villes. Rien a voir avec l´Asie....

Visite du museo Amazonico dedie aux tribus amazonniennes ou on decouvre l´artisanat et les rites de ces tribus. Nous restons interloques devant les tetes reduites, une pratique des indiens Shuar, reservee a leurs ennemis.
En prime, il y a meme une notice explicative : comment reduire une tete en 5 etapes ! ca fait une drole d´impression....

Puis on achete a la librairie internationale un guide sur l´espagnol latino-americain. Ici, les gens ne parlent pas anglais et malheureusement, ni Vincent, ni moi, ne parlons espagnol.
Quel dommage ! il faut qu´on s´y mette !

On s´accorde un petit plaisir bien chauvin en allant dejeuner « chez Alain », un petit restau franchouillard tenu, comme son nom l´indique par Alain, un francais bien sympa installe a Quito depuis 12 ans. Son restau n´est ouvert que pour le repas de midi, et encore que la semaine.
Mais il est rempli : pleins de francais qui habitent et travaillent a Quito, ainsi qu´une clientele de bureau. C´est tres chouette.

Nous sommes a 2 doigts de nous laisser tenter pour le repas du jeudi soir (seul soir ou le restau est ouvert) avec soiree tarot a 10 dollars, mais c´est un peu trop pour notre bourse. Dommage, rien que le mot pot au feu nous avait mis l´eau a la bouche...
ah, comme la cuisine francaise nous manque !

Apres le dejeuner, j´ai une grosse migraine et nous sommes obliges de renter a l´hotel. En fin d´apres- midi, on en profite pour remettre a jour le site.

 

Vendredi 28 juillet 2006 - De Quito a Otavalo
 

J´ai ete malade toute la nuit. Je reste me reposer au lit.
Vincent m´annonce a 13h que « l´hotel nous met dehors ». en fait, nous leur avions dit hier que nous partions aujourd´hui.
Et ce matin, etant malade, nous pensions rester un jour de plus mais nous avons oublier de le signaler a la reception. Et ils ont reserve notre chambre a un autre couple !

Je suis encore patraque mais nous n´avons pas le choix. Nous hesitons a nous rendre dans un autre hotel de Quito, mais quitte a faire nos sacs, autant essayer de se rendre a Otavalo, surtout que le samedi s´y tient un marche tres repute.

Heureusement, il n´y a que 2h de bus et tout se passe bien. Le taxi qui nous depose a l ´hotel nous parle en espagnol mais nous ne comprenons rien. Comme c´est rageant de ne pas parler espagnol en Amerique du Sud !
Pour une fois, nous svons reserve une chambre d´hotel avant de partir de Quito. Nous ne voulions pas galerer a la tombee de la nuit avec moi, malade.

Apres un diner leger, nous allons consulte nos mails et trouvons un message de Jose et Hude qui nous indique leur hotel. Il est situe tout pres du notre et on decide de s´y rendre.
Dans le hall, on entend la voix de Jose et Hude qui sont un etage plus haut dans une cuisine collective.

L´ambiance est a la fete et le vin coule a flot.... normal, il n´y a que des francais dans cet hotel. Et quelle n´est pas notre surprise quand on apprend que 2 des couples viennent de Marseille, comme nous ! c´est trop drole !

Il y a Delphine, institutrice a Marseille, qui termine son voyage de 6 mois en Amerique du Sud, rejoint pour 1 mois par son copain Florimond, lui aussi instituteur a Marseille.

L´autre couple, c´est Max, qui vient d´Aubagne et voyage 8 mois en Amerique du Sud. Il a commence son voyage au Bresil avec son cousin, rentre en France, et sa copine Inne, norvegienne, l´a rejoint pendant ses vacances.
Autant dire qu´avec Jose et Hude, et tout ce petit monde, ainsi que Lou, un chilien quebequois, la soiree est plutot animee...

 

Samedi 29 juillet 2006 - Otavalo
 

Aujourd´hui, c´est le grand jour de marche a Otavalo, le marche le plus connu d´Equateur. Tous les indiens Otavalo des environs viennent y vendre leur artisanat.
On trouve beaucoup de pulls colores, bonnets, gants et chales en laine tricotes, des sacs en laine, des tapis tres colores, des bijoux, des masques en pierre... sans oublier les fameux chapeaux panama, une des grandes specialites de l´Equateur.

Les indiens en portent presque tous, les femmes comme les hommes, et meme quelquefois les enfants. Le chapeau fait partie integrante du costume traditionnel.

Les femmes portent une longue jupe foncee en laine, ouverte sur le cote sur un tissu blanc, un haut blanc en coton aux manches bouffantes et poignets en dentelle, avec des broderies de couleur au niveau du col, et un collier en perle dorees avec plusieurs rangs descendants.
Les hommes sont en pantalon et chemise blancs et portent par dessus un poncho de couleur foncee. C´est superbe !

Le marche artisanal est immense. Le noyau central se trouve sur la Plaza de Los Ponchos, la place principale, et s´etend sur toutes les rues adjacentes. On a decide de ne pas trop acheter pour ne pas se charger mais difficile de resister...

Finalement, on repart avec pas mal de bijoux (mea culpa...) et un superbe masque en pierre, plus quelques articles tricotes en laine...on a essaye de limiter les degats !

Les prix demandes par les indiens ne nous semblent pas excessifs mais on marchande quand meme, par principe, et ca marche dans la grande majorite des cas.
Ce qui nous etonne, c´estq ue, au contraire de l´Asie, c´est a nous d´initier le marchandage et encore, on a l´impression que les indiens n´en ont pas vraiment l´habitude.

Le soir, nous retrouvons la bande de joyeux lurons d´hier et allons tous diner au restau.
On passe une super soiree. Inne, la norvegienne, habite en France depuis 7 ans, dont 4 a Marseille, et parle non seulement tres bien francais, mais en plus avec des expressions marseillaises. A chaque fois qu´elle dit « peuchere ! », on n´en peut plus tellement on rigole !

 

Dimanche 30 juillet 2006 - Lagune de Mojanda
 

Il fait tres beau aujourd´hui et cela tombe bien car nous avons decide de tous nous grouper pour prendre un pick-up pour la lagune de Mojanda.
Seuls Delphine et Florimond manquent a l´appel car ils sont partis hier d´Otavalo pour aller dans une communaute indienne. Mais avec Max et Inne, Jose et Hude, Lou et nous deux, il y a de l´ambiance dans l´arriere du pick-up.

Le pick-up nous arrete au 1er lac. On debute le tour en le longeant sur la droite. La pente n´est pas tres raide, mais c´est dur car on est tout de meme a 4000 metres et en montee, la manque d´oxygene se fait sentir !
Mais l´ambiance est toujours aussi bonne et on rigole.

Lou, le chilien, est un peu special, un peu « allume ». il rabat sa capuche de pull, qui lui donne une allure de lutin et joue regulierement de sa flute de pan. Quel drole de bonhomme !

Les paysages sur la lagune sont de toute beaute, on ne s´en lasse pas. Vers 12h, on decouvre le 2eme lac. On pique-nique et tout le monde partage ce qu´il a.

Lou nous fait un plaidoyer sur les complots ourdis par les Etats-Unis. On essaie au debut de discuter mais en fait il ne nous ecoute pas. Finalement, on le laisse parler dans son coin...

Lorsque l´on repart, le groupe se divise en deux : Max, Inne, Vincent et Lou partent ensemble pour une cadence plus soutenue, car ils veulent grimper au sommet, et jose, Hude et moi qui voulons etre plus cools et terminer le tour sur le chemin balise.
Nous avons RDV a 17h avec le pick-up, la ou il nous a depose.

En presque 3h, je termine avec Jose et Hude le tour prevu en terminant par le tour d´un 3eme lac. A 17h, nous sommes au RDV avec le pick-up mais les autres ne sont pas la.

Au bout d´un quart d´heure, nous decidons de partir avec le pick-up pour les « cueillir » sur le chemin. Le pick-up refait tout le parcours de notre journee, ce qui prend presque 1h, mais nous avons beau ouvrir les yeux, pas de trace d´eux...

Inevitablement, je commence a m´inquieter. Ou sont-ils ? ou est Vincent ? leur est-il arrive un accident ?
Jose et Hude me rassurent comme ils peuvent mais eux aussi sont inquiets. Surtout lorsque l´on termine le tour du 3eme et dernier lac...

Mais de retour au point de RDV, on les apercoit ! ouf, je suis rassuree ! tout le monde va bien, ils n´ont eu aucun probleme, mais seulement leur itineraire a ete plus long que prevu.
En fait, quand on les cherchait, on est passe pas loin d´eux. Ils nous ont vu et ont appele, mais nous ne les avons pas entendu... enfin, tout est bien qui finit bien !

Max et Inne nous invite a manger car ils ont une cuisine commune dans leur guesthouse. Surprise a notre arrivee, Delphine et Florimond sont revenus, ce qui n´etait pas prevu.
En fait, la nuit etait a 30 dollars dans la communaute indienne, ce dont ils ne se doutaient pas du tout ! a ce prix-la, ils ne sont restes qu´une nuit, forcement...

Du coup, on est de nouveau tous reunis ce soir, et on passe une super soiree avec les recits de voyage et les anecdotes de chacun. Et surtout avec un petit cabernet-sauvignon, pas mal du tout, qui tombe a point...

 

Lundi 31 juillet 2006 - Lac Cuicocha
 

A l´hôtel d´Ine et Max, nous croisons Jose et Hude qui vont partir. Delphine et Florimond doivent aussi partir mais plus tard dans la journée et restent pour discuter au soleil sur la terrasse de l´hôtel, pendant que Ine et Max avalent un petit déjeuner gargantuesque.

Nous partons avec Ine et Max prendre un bus local pour Quirogoa, et de la, un pick up nous conduit au lac Cuicocha, situe dans un ancien cratère. Il fait super beau et le site est magnifique.

Au centre du lac, il y a 2 petites îles couvertes de végétation. On débute le tour du lac mais on s´arrête au bout d´une heure. On a envie d´être cool aujourd´hui, et de ne pas trop marcher….

On se pose face au lac et on discute tranquille. Ine est degoutee car elle repart jeudi de Quito, alors que Max a encore 4 mois de voyage. On la comprend. Déjà que nous, on est degoute quand on pense qu´on doit rentrer dans 2 mois et demi…
D´un sens, cela représente encore pas mal de temps, beaucoup plus que les vacances que nous avons en temps ordinaire. Mais par rapport a 12 mois de voyage, ça ne fait plus beaucoup…

Dernier dîner avec Max et Ine, toujours dans la bonne humeur ! et toujours avec un bon petit vin d´ailleurs !

 

Mardi 1er août 2006 - Otavalo
 

Ine et Max passent nous faire un petit coucou avant de partir. Comme ils vont nous manquer ! Ils sont vraiment adorables tous les deux et on a passe de supers moments ensemble.
On espère vivement les revoir a Marseille, peut-être prendre un pastis sur le vieux port, ce serait excellent ! Et aussi avec Delphine et Florimond !

On passe une petite journée tranquille a Otavalo. Il ne fait pas beau et on en profite pour avancer notre site.

 

Mercredi 2 août 2006 - De Otavalo a Latacunga
 

Nous passons la matinée a régler quelques petites taches administratives, puis nous prenons un bus de retour pour Quito et de la, un 2eme bus pour Latacunga.
Nous arrivons en fin d´après-midi. C´est une grosse ville, un peu bruyante, sans grand charme.

A 19h, nous sortons dîner. Il n´y a pas grand-chose d´ouvert et nous atterrissons sur la grande place dans un Chifa (c´est ainsi qu´on nomme les restaurants asiatiques en Amérique du sud). Ca nous fait bizarre d´entendre une chinoise nous parler en espagnol !

Mais quel plaisir de déguster un bon thé chinois… finalement, les chinois ont raison : c´est quand même eux qui ont les meilleurs thés !

 

Jeudi 3 août 2006 - Saquisili
 

Un bus local nous dépose a Saquisili, situe a 12 Km, un petit village connu pour son très joli marche, et qui a lieu tous les jeudis.
Il y a plusieurs marches : artisanal, fruits et légumes, chapeaux…. Pour les repérer, on suit les gens. Une technique qui marche !

On atterrit d´abord au marche de vêtements ou il y a surtout des stands de panama impressionnants. Des monceaux de chapeaux de toutes les couleurs, simples ou avec de jolies plumes sur le cote.
Et ces stands ont beaucoup de succès parmi les indiens. Des familles entières sont arrêtées devant et essaient des chapeaux. Visiblement, c´est un achat coûteux qui ne se fait pas a la légère… chaque membre de la famille donne son avis. L´intéresse hésite.

Combien vaut un chapeau ? il nous semble entendre le prix de 50 dollars ce qui nous semble énorme. On a peut-être mal compris…
En tout cas, c´est un achat qui ravit les indiens. Tous portent leur panama avec fierté et élégance.

Au marche artisanal, on aperçoit pas mal de touristes. Au secours1 d´autant que les prix sont plus chers qu´a Otavalo ! on passe notre chemin.

Le marche aux fruits et légumes est haut en couleurs. Les étalages rutilent, les indiens ont de beaux ponchos colores et rayes, les femmes ont des châles aux couleurs vives.
Beaucoup d´entre elles portent un enfant sur le dos, maintenus leur châle.

On aperçoit d´énormes blocs fonces et compact. De quoi s´agit-il ? les gens en achètent de gros bouts…
C´est du sucre ! On n´en avait jamais vu sous cette forme.

Il y a aussi un drôle de stand qui vend des paniers fabriques a partir de pneus. C´est original !

On s´arrête pour déjeuner dans une petite gargotte, remplie d´indiens. Ils nous regardent, amuses. Nous prenons un almuerzo qui est copieux. L´almuerzo est un menu économique fixe, servi le midi, et qui comprend en général une soupe, un plat et une boisson, quelquefois un petit dessert aussi.
Impossible de finir notre plat. On observe les indiens. Eux aussi ne finissent pas et ils mettent ce qui reste dans un des sacs plastiques mis a disposition au centre de la table.

On décide de faire pareil. Les indiens semblent étonnes de voir 2 gringos récupèrer comme eux la nourriture, et ça les fait plutôt sourire…
On achète en plus quelques mures pour compléter le dîner de ce soir.

 

Vendredi 4 août 2006 - Baños
 

On hésite sur la suite du programme : se rendre a la lagune de Quilotoa, ou prendre un taxi jusqu´au parc du Cotopaxi ?
Au final, ni l´un, ni l´autre, on attrape le 1er bus pour Ambato et de la, la correspondance pour la jolie ville de Banos.

Banos, dont le véritable nom est Banos de Agua Santa, située a 1800 mètres d´altitude, est une station thermale réputée, située dans un cadre naturel incroyable. La ville est entourée d´immenses montagnes vertes, avec des cascades de ci de la.
La centre-ville, tout petit, est très agréable.

Sur la place principale, on entre dans l´église. Au mur, il y a pleins de tableaux qui relatent les nombreux miracles attribues a la vierge de Agua Santa.
Telle voiture serait tombée d´une falaise, tel homme d´un pont, et tous seraient sains et saufs car ils ont tous invoques cette Virgen de Agua Santa. Et même le volcan Tunguruhua, tout proche, aurait arrête son éruption !

D´ailleurs, le volcan est actif en ce moment. Il gronde, et crache des volutes de fumée, qu´on voit s´élever de son cône. C´est tout de même impressionnant a voir, on se sent vraiment tout petit a cote !

Au bout de la ville, il y a les piscines de la virgen, remplies de l´eau provenant d´une source située au cœur du volcan. C´est ce qui explique sa couleur jaunâtre et surtout qu´elle soit a 50 degrés !
Elles sont situées juste a cote d´une cascade d´eau froide. C´est vraiment joli. On se laissera peut-être tenter demain…

 

Samedi 5 août 2006 - Baños
 

Nous sommes déçus a notre réveil : le temps est couvert, il pleut un peu…
Nous avions prévu de grimper un peu sur les collines environnantes aujourd´hui mais avec ce temps-la, la marche ne nous tente plus du tout !
Et il n´y a pas grand-chose d´autre a faire en ville.

Finalement, après le petit déjeuner, nous décidons de partir pour Ambato, située a une heure de bus. La ville n´a rien d´extraordinaire mais il y a un petit musée sur la place principale, alors…
Dans le bus, un équatorien d´une quarantaine d´années nous aborde en français. Ca, c´est une surprise ! en fait, il a été marie a une française pendant 3 ans et a vécu en France quelque temps.

Il tient maintenant une agence de voyage a Banos. Il descend du bus avant nous. On s´attend a ce qu´il nous glisse habilement sa carte avant de partir mais il n´en fait rien et nous souhaite une bonne fin de voyage.
La discussion était donc complètement desinterressee. Ca nous fait drôlement plaisir !

A Ambato, le musée ethnographique et naturaliste nous réserve bien des surprises : des fœtus humains dans des bocaux, des vitrines avec des animaux empailles a l´air peu engageant qui montrent les crocs, et une section zoologique avec des animaux difformes (un cochon a 8 pattes, un veau a 2 têtes, un bœuf cyclope, une poule a 4 pattes…). Bref, le musée des horreurs !

On en profite pour tapoter sur Internet ici (0,70 dollars de l´heure) car a Banos, les cybercafés sont devenus fous et pratiquent des tarifs exorbitants (2 dollars de l´heure). C´est sur que Banos est très touristique, mais ce n´est pas une raison !
Peut-être trop touristique d´ailleurs :ici, tout n´est qu´hôtels, restaurants et agences de voyages. Il parait que 93% de la population de Banos a un travail en rapport en rapport avec le tourisme, ce qui nous semble bien possible !

Ce soir, on se fait plaisir en allant dîner chez Marianne, un petit restaurant tenu par un français, un peu plus cher que dans nos habitudes. C´est qu´avec tout ça, on n´avait pas eu le temps de fêter nos 3 ans, le 28 juillet.
Voila qui est fait avec une bonne soupe a l´oignon, avec plein de fromage, et une daube provençale, un délice…. Ah, cuisine française, quand tu nous tiens !

 

Dimanche 6 aout 2006 - Riobamba
 

Grosse deception a notre reveil, il fair encore plus moche qu´hier. Le ciel est noir et il pleut sans discontinuer….. impossible pour nous d´aller se promener et on ne se voit pas rester ici 1 jour de plus a ne rien faire.
On decide de partir pour Riobamba.

Dommage pour Banos, on a vraiment l´impression d´etre passé a cote de cette ville, mais le temps aura modifie nos plans.

Nous arrivons affames a Riobamba, et partons rapidement a la recherche d´un petit resto, ce qui n´est pas chose facile. Tout est ferme, le ville semble comme morte. Il y a tres peu de personnes dans la rue, c´est un dimanche typique en Equateur!

Les gens doivent surement rester en famille. A force de errer dans les rues, on finit par trouver une petite cantina qui accepte de nous servir, alors qu´il est 14h30, mais nous serons les derniers clients.
Dans la rue, c´est vraiment désert. On dirait une ville fantôme….
Quelle drôle d´impression !

Nous sommes indécis pour le programme de demain. Nous voudrions aller au volcan Chimborazo, mais le bus public nous dépose a l´entrée du parc, et il reste encore 10 km a parcourir, dans le vent, le froid, et la poussière a plus de 4000 mètres d´altitude, avant d´atteindre le 1er refuge a 4800 mètres, sachant que la partie intéressante se situe entre le 1er et le 2eme refuge a 5000 mètres.

Mais si on prend un taxi, le prix est de 30 dollars, sans compter les 10 dollars par personne de droit d´entrée au parc. Ce qui nous semble excessif d´ailleurs, quand on sait qu´en fait, dans le parc, il n´y a que le volcan lui-même….

Finalement, on entend rentrer nos 2 voisins de chambre, qu´on ne connaît pas. Et si on leur proposait de venir avec nous pour partager un taxi ?
Comme on a peur de les déranger, on glisse un papier sous la porte avec un petit mot. Quelques minutes plus tard, ils frappent a notre porte.

En fait, c´est un couple de 2 suisses, Caroline et Philippe, supers sympas, qui débutent en Equateur un voyage de 6 mois en Amérique du Sud. Décidément ! On passe toute la soirée a discuter… et ils sont très intéresses pour venir avec nous au Chimborazo demain.
C´est super !

 

Lundi 7 août 2006 - Volcan Chimborazo
 

Les dieux sont avec nous : il fait un temps magnifique ! le taxi vient nous chercher en ronchonnant car nous n´avons pas voulu céder sur le prix : c´est 30 dollars et pas un sou de plus. Ce qui nous semble déjà une coquette somme pour quelques heures de travail.

Sur la route, nous apercevons le Chimborazo, le plus haut volcan d´Equateur avec ses 6300 mètres ! mais pas de danger, c´est un volcan éteint.

Il apparaît noir de loin, avec au sommet de beaux glaciers. Le taxi nous dépose au 1er refuge et nous nous mettons a grimper. Des la début, on sent les 4800 mètres et le manque d´oxygène…a chaque pas, je suis toute essoufflée, c´est dur !

Les garçons avancent un peu plus vite et Caroline et moi progressons plus lentement en papotant. Pas question de trop en faire a cette altitude, il ne faudrait pas avoir le mal des montagnes.

Le paysage est hallucinant, complètement lunaire. Il n´y a rien que de la caillasse et du sable noir. Pas un brin d´herbe, pas un buisson, c´est le no man´s land ici.
Nous sommes contents de nous être bien couvert car il fait froid a cette altitude et le vent souffle pas mal. La vue sur le volcan dont la pointe apparaît rougie, ainsi que les placiers qui recouvrent le sommet…
Tout cela est magnifique.

Nous arrivons au 2eme refuge a 5000 mètres (la classe !) en un peu moins d´une heure. Un bon pique-nique la haut pour se remettre d´aplomb, rien de tel ! on rigole bien avec les 2 suisses.
Avant de redescendre, on ne peut résister a la tentation de se faire mettre un tampon dans le passeport, délivré au niveau du 2eme refuge. Il y a écrit : Chimborazo, Equateur, refuge a 5000 mètres.
Ca fait un peu touriste, mais ça nous fait trop plaisir !

On redescend d´une traite (c´est quand même plus facile dans ce sens la !). Juste avant d´atteindre le 1er refuge, il y a pleins de petites plaques avec es noms des personnes decedees sur le Chimborazo. Les gens sont de toutes les nationalités, et de tous les ages.
Ca fait froid dans le dos !
C´est sur qu´un accident a cette altitude, ça ne pardonne pas.

Sur le chemin de retour, nous sommes tous épuises. Sûrement l´effort fourni a cette altitude qui nous a pris toute notre énergie !

A la guesthouse, nous recuperons nos gros sacs, faisons nos adieux a Caroline et Philippe et filons a la gare routière attraper un bus a 15h30 pour Cuenca.

Dans le bus, nos voisins de derrière sont 2jeunes français et forcement, nous entamons la conversation. Ils ont 15 jours de vacances en Equateur. Nous sommes surpris. Cela fait bien longtemps que nous ne rencontrons que des voyageurs longue durée.

C´est incroyable le nombre de touristes en Equateur, on ne s´en serait jamais doute. Et ce sont les français en très grande majorité. On en a jamais vu autant depuis le début de note voyage…

 

Mardi 8 août 2006 - Cuenca
 

Nous partons a la découverte de Cuenca, 3eme ville de l´équateur par sa population, et surtout réputée pour son architecture coloniale (le centre-ville est inscrit au patrimoine mondial de l´UNESCO) et ses musées.

Apres un bon petit déjeuner, nous partons pour le Museo Del Banco Central, en longeant le Rio Tomebamba. Au 1er étage du musée, intéressante exposition sur les différents peuples qui composent l´Equateur. La partie sur les peuples amazoniens, notamment ls indiens Shuar, captive particulièrement notre attention.

On degote par hasard un petit restaurant situe dans un charmant patio, avec un excellent almuerzo a 1 dollar 50.

Puis nous allons visiter le Museo de Arte religioso situe dans le monastère de la conception. Ce musée est installe dans l´ancienne infirmerie du couvent, fonde en 1599, et joliment restaure.

Jolis objets d´art religieux intéressants car ils montrent l´adaptation de la religion catholique a la culture andine : tableau d´une vierge et de Jésus tenant un petit oiseau (symbole d´un dieu andin) dans ses mains, une crèche avec un énorme soleil (vénère comme un dieu par les indiens), un Joseph avec un large chapeau comme celui porte par les indiens….

Quelques sculptures de vierge ou de saintes avec de longs cheveux : il s´agit de cheveux réels provenant des sœurs qui faisaient cadeaux de leur chevelure a leur entrée dans le couvent.

Et pleins de petits jouets, boites a musiques, qui appartenaient aux sœurs les plus jeunes. En effet, certaines avaient a peine 12 ans a leur entrée au couvent…
Et pour n´en plus jamais ressortir car l´Ordre de l´Immaculada Conception est très strict. Les sœurs ne sortent jamais du couvent une fois qu´elles y sont entrées sauf urgence médicale vitale.
Aucune visite, meme pas leur famille. Aucun lien avec l´extérieur !

Et jadis étaient utilises l´auto flagellation et même les silices dont un est en exposition. Mais il y a quand même moins d´adeptes maintenant : 28 sœurs contre plus de 300 il y a 200 ans. Ca se comprend….

C´est déjà la fin d´après-midi. Qu´il est bon de flâner sur le Parque Calderon, la place principale, bordee de jolis édifices coloniaux. Nous rentrons dans la Cathédrale de la Immaculada, en marbre rose, du XIXeme siècle. A l´entrée, une statue de Jean-Paul II nous ouvre les bras !
Nous sommes surpris par les vitraux : la vierge avec un volcan en toile de fond, et plus loin un soleil et une lune. On aime bien ses influences indiennes.

 

Mercredi 9 août 2006 - Cuenca
 

Nous continuons dans note lancée de musée avec le musée des cultures aborigènes, un musée privée étonnant, fonde par un historien qui fut aussi professeur d´université et ministre de la culture.
Plus de 5000 objets de toutes les cultures indiennes sont réunis et surtout la présentation est particulièrement bien faite et attrayante.

Jolies figures sur l´amour, la femme enceinte, l´accouchement, l´allaitement mais aussi la maladie, les difformités. Nombre de poteries présentent des visages étonnants, ou des motifs d´une grande complexité.
On adore ! Ce musée nous a vraiment beaucoup plu.

Très motives, nous renchaînons sur le musée de l´histoire de la médecine, très original, qui présente des appareils médicaux, médocs, affiches du siècle dernier.
Heureusement qu´il y a le nom des appareils, sinon on serait bien en peine pour certains de trouver de quoi il s´agit ! Un musée plutôt surprenant !

 

Jeudi 10 août 2006 - Ingapirca
 

Aujourd´hui, nous partons visiter les ruines d´Ingapirca, le site Inca le plus important d´Equateur. Il s´agit vraiment de ruines, la plupart des bâtiments ne dépassant pas la 1ere pierre…
J’étais un peu préparée car j´avais vu des photos sur Internet mais Vincent, lui, est un peu déçu.

C´est sur que ce n´est pas es cites mayas que nous avions vu au Mexique, lors d´un précèdent voyage, et qui nous avaient tant émerveille…
Néanmoins, les explications du guide sont très intéressantes et la vue sur la vallée est vraiment chouette.

Le bâtiment le mieux conserve est le Castillo, de forme ovale, rappelant l´orbite de la terre vers le soleil, et construit sur une roche en bord de ravin. La juxtaposition des pierres est parfaite.
Le Castillo est oriente d´Est en Ouest pour suivre la course du soleil.

On peut voir les restes des maisons des vierges du Soleil, situées de façon étrange, tout près de la maison du roi…

Nous sommes intrigues par cette pierre creusée de 28 trous, dont les archéologues pensent qu´elle servait probablement de calendrier lunaire.

Ingapirca est construite sur un ancien site Cañari, le peuple antérieur aux incas et vaincus par eux, dont il subsiste quelques tombes de forme circulaire ou es squelettes humains ont été trouve en position fœtale.

 

Vendredi 11 août 2006 - Cuenca
 

Nous pensions aller faire une balade au parc El Cajas mais le temps est couvert, très nuageux. D´ailleurs, cela dure depuis 3 jours et commence a saper notre morale. Difficile de se motiver quand il ne fait pas beau !

Pendant une heure, nous sommes indécis, hésitant entre partir pour Isla de la Plata, sur la cote, pour tenter d´apercevoir des baleines, ou descendre plus au sud, vers Loja et Vilacamba, pour se renseigner sur des balades a cheval…

Au final, on agit sur un coup de tête, comme souvent, en décidant de partir pour le Pérou ! Ras-le-bol du mauvais temps, et puis de toute façon, nous avons un peu la désagréable impression d´être passe a cote de l´Equateur….

Il y a beaucoup de volcans et de parcs, impossible de tous les faire, a moins de disposer de beaucoup de temps, mais nous voulons encore visiter le Pérou, la Bolivie et le nord de l´Argentine et tout ça en 2 mois…

De plus, nous trouvons les entrées des parcs très chères pour les étrangers : 10 dollars par personne, c´est un peu abuse par rapport au niveau de vie du pays ! Il n´y a pas toujours de transports locaux pour s´y rendre et les taxis sont chers. Bref, tout cela nous a pas mal inhibe dans ce pays.
30 dollars pour une nuit dans une communauté indienne, 35 dollars par personne pour faire 5h de cheval… tous ces prix nous semblent démesures. En conséquence, cela a restreint nos choix.

Nous prenons le bus de 16h30 pour Loja, arrivée a 21h. Ce qui nous laisse le temps de dîner rapidement avant de prendre notre bus direct pour Piura (Pérou) a 22h30.
Ce bus est très pratique car il nous évitera les tracasseries de changements de bus à la frontière, d´autant qu´on devra la passer dans la nuit !

A la gare, 2 jeunes un peu louches détaillent les touristes avec minutie. On serre no affaires contre nous et restons vigilants. Les vols sont fréquents dans les gares et les touristes sont de bonnes proies en Amérique du sud.

Dans le bus, un homme de la compagnie filme tous les passagers. On ne saura pas pourquoi. Tous les sacs sont fouilles. Normal avant de passer une frontière.
Vivement demain !


 
Par sms au +336 07 47 54 00