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Tibet
 

Samedi 29 octobre 2005 - Kathmandu
(Depart pour le Tibet)
 
 
Adieu Kathmandu! On a un petit pincement au Coeur car c’est la pemiere etape de notre voyage qui s’acheve… en plus, le Nepal nous a beaucoup plu. Mais comment ne pas etre excites en pensant au Tibet?
On prend place dans un minibus rempli d’autres touristes de toutes les nationalites. Ca parle anglais a tout romper.

La route que nous empruntons traverse de beaux paysages de montagne ou serpentent des ruisseaux. Mais la route est mauvaise. On passé du beton a quelquefois un chemin de terre, parseme de pierres, quand ce n’est pas de l’eau qui coule, ou de la boue, ou on manqué de s’enliser. Bien sur la route est etroite et maintes fois, lorsque nous croisons d’autres vehicules, je me demande comment on va faire pour y arriver…
Surtout ne pas regarder en bas vers le precipice ou nous passons si pres… finalement, ce qui devait arriver arriva, 2 camions se font face sur la route et ni l’un ni l’autre ne peuvent bouger.
Nous sommes coinces derriere “ l’embouteillage” ou nous resterons plus de 2 heures sans advancer d’un metre.
Ca y est, on repart. Mais entre temps, plusieurs tourists de notre minibus etaient descendus et avaient marche. On ne les voit pas. Le guide est inquiet. Heureusement on en retrouve certains, puis plus loin d’autres… enfin nous sommes au complet.

30 minutes plus tard, on nous dit de descendre, prendre nos sacs et marcher en suivant la route. La frontiere n’est pas tres loin. On descend. C’est un peu la cohue. Tout le monde pose des questions.. on se met en marche et on se suit. Après 20 minutes, on arrive a la frontiere. On prend notre temperature au front. Puis on monte dans les 4x4.
10 minutes plus tard nouvel arret pour deposer les passeports au bureau d’immigration. On les recuperera demain.

A l’hotel, on est dans des dortoirs de 6 lits. Vincent et moi sommes separes. Ca nous fait bizarre.
Toutes les autres filles de ma chamber sont tres sympathiques. Il y a Lois de nouvelle-zelande, Shirley de californie, Cat d’angleterre et Mikka de hollande. C’est vraiment international!
Petit diner tous ensemble. Ca parle toutes les langues…
Avant de dormer, on se retrouvent toutes dans la chamber pour …ecrire notre journal! On rigole toutes en voyant qu’on fait la meme chose.

Quelle journee etrange! On a vraiment eu l’impression que c’etait “l’aventure”. En atteignant la frontiere, Vincent et moi avions comme “une boule au ventre”, comme si on vivait quelque chose d’exceptionnel qu ‘on aurait peut-etre plus jamais l’occasion de faire.
Vivement demain! Tibet, nous voila! Que nous sommes impatients!

 

Dimanche 30 octobre 2005 - Premiere journee au Tibet
 
 
Ce matin, il faut recuperer les passeports laisses au bureau d’immigration la veille. On nous fait mettre en file indienne.
Pres de nous, une jeune chinoise portent l’uniforme vert de l’armee chinoise, visiblement trop grand pour elle, le visage fermee, controle les allees et venues des nepalais d’un cote, chinois et tibetains de l’autre. Elle n’a pas l’air commode. Elle ne parle pas aux gens mais leur fait juste des signes pour leur faire signe de passer ou de retourner a la queue. Vraiment tres sympathique!

De notre cote, ca n’avance pas vite. On se demande pourquoi ils mettent autant de temps alors qu’on a deja notre visa. Ils arretent pas de verifier et de reverifier… un thrombone etait glisse dans mon passeport de sorte qu’on tombait immediatement sur mon visa chinois avec un enorme tampon dessus “CANCELLED”. Ouh la ! ca pourrait me creeer des problemes tout ca. en douce, on l’enleve.. on sait jamais… finalemnet, l’officier regarde nos passeports, ne tombe pas sur nos visas chinois annules et nous laisse passer. Youpi!

Cette fois-ci, c’est vraiment parti pour le Tibet! La route au debut serpente au milieu de montagnes boisees parees de toutes les couleurs de l’automne. Tout en bac coule un torrent aux eaux bleu-acier. Progressivement le paysage laisse place a des montagnes arides . on a vraiment l’impression d’etre au milieu de nulle part, et nous le sommes!
Quelquefois un point d’eau apparait, et alors bien souvent on y voit des yacks.

On croise de minuscules villages, Presque des hameaux avec quelques maisons regroupees qui semblent bien precaires. On voit des tibetains aux champs, labourant leur lopin de terre a la charrue, d’autres faisant paitre leur troupeau, ou montes sur de drole de chevaux aux longs poils et courts sur pattes. On a vraiment l’impression d’etre au moyen age.

La route est mauvaise et cahoteuse. On est bien content d’etre dans nos 4x4! Dans la voiture, le chauffeur tibetain a mis une cassette de musique. C’est kitch au possible! Et en plus il chante! Ca nous fait bien rire!
Avec nous dans la voiture. Il y a 2 anglais: Alan, un anglais d’une trentaine d’annees qui est parti pour un tour du monde de 2 ans. Il a deja fait un an en amerique du sud. Il est du genre moi, je sais tout sur tout, j’ai tout vu, j’ai tout vecu.
Des le debut il nous enerve. On le sent mal.
Il y a aussi Cat, une jeune anglaise de 23 ans qui est a la fin de son voyage. Elle est adorable. Elle s’essaie meme au francais qu’elle a appris pendant 3 ans.

Vers 14 h, on passé le plus haut col de la journee: 5200 metres! On descend des voitures pour admirer le panorama sur la chaine des Himalayas. C’est splendide. On apercoit meme l’Everest.
Mais il fait tres froid dehors et le vent soufflé bien que le ciel soit d’un bleu d’une purete surprenante. Par contre, on sent bien l’altitude. On a du mal a respirer et tout effort nous retrouve essoufles comme si on avait couru…

Enfin, a 16h, on s’arrete pour dejeuner. Les toilettes sont pour le moins surprenantes: un simple trou dans le sol… dans la sale de restaurant, il fait a peine moins froid que dehors. Nous sommes transis!
Et c’est reparti pour la voiture. Cette fous-ci, le voyage commence a se faire long. Surtout que la cassette de musique du chauffeur qu’on trouvait drole au debut commence serieusement a nous taper sur le systeme a force d’etre passee en boucle.
On a encore plus envie d’etrangler Alan, l’anglais qui ne s’arrete jamais de parler de lui. En plus, quand il nous parle, il va super vite, on comprend presque rien. Et meme quand on lui fait repeater. C’est a se demander s’il le fait pas expres…

Le soleil se couche. On est toujours sur la route. Je commence a etre a bout et a avoir le mal des transports. Vincent aussi a l’air fatigue.
Enfin, on arrive a l’hotel extenues. Il est 21 h. on a roule plus de 10h sur une mauvaise route. Et la, mauvaise surprise. Il ne doit pas faire plus de 8 degres dans la chamber. Evidemment il n’y a aucun chauffage, aucune douche et les toilettes sont en piteux etat…

Je ne suis pas la seule a etre malade. Au moins la moitie des personnes du groupe souffrent de differents symptoms: maux de tete, fatigue, difficultes a respirer… c’est l’hecatombe…
On se couche transis de froid avec nos tee-shirts manche longues, nos 2 polaires, echarpes, bonnets et chaussettes. On se glisse dans nos sacs de couchages recouverts par 2 couettes. Et avec tout ca, on met enormement de temps a se rechauffer…

 

Lundi 31 octobre 2005 - Shigatse
 
 
Le reveil est difficile après la si mauvaise et si courte nuit passee. On avale a peine notre the. On repert dans le 4x4 par une route toujours aussi mauvaise. Heureusement pour nous, on ne roule que quelques heures et a 12h, on arrive a Shigatse, 2eme ville du Tibet, situee a 3900 metres d’altitude.
Notre hotel, confortable, chauffe et avec eau chaude, nous parait un palace compare a celui d’hier. Seul hic, il est situe dans une large avenue, assez deserte, visiblemet tres loin du centre-ville. On ne peut pas tout avoir!

Cet après-midi, visited u monastere de Tashilhumpo qui signifie “l’endroit vente de bon augure”. Il fut fonde en 1447 par le 1er dalai-lama.
En 1642, l’abbe du monastere et aussi tuteur du 5eme dalai-lama, recut le titre de Panchen-lama (grand pandit ou maitre erudite) et l’autorisation de se reincarner.
Depuis, le Tashilhumpo est le siege des Panchen-lamas, dont le pouvoir politique et les richesses n’ont fait que croitre. Pour une somber histoire de taxes et de privileges l’opposant a Lhassa, le 9eme Panchen-lama n’hesita pas a faire appel aux chinois, qui ont su habiliment jouer la carte des Panchen-lamas afin de contrebalancer le pouvoir ds dalai-lamas.
Mais en 1995, le 11eme Panchen-lama fut reconnu par le dalai-lama mais aussitot place en residence surveillee avec sa famille. Leur lieu de detention est inconnu.
Pendant ce temps, les chinois, qui ne perdent pas le Nord, ont organize une mascarade pour choisir leur candidat, chinois, bien evidemment!
Mais le people de shigatse n’accepte pas, on s’en doute , “la reincarnation chinoise” du Panchen-lama.

Ce monastere, qui abritait jadis plus de 4000 moines, n’en compte plus que 600. ils sont desormais payes par les chinois…
C’est vrai que le monastere est beau au sens architectural du terme et imposant. Il abrite une gigantesque statue de Bouddha Maitrya haute de 27 metres et un stupa recouvert de 85 kg d’or. Oui, c’est vrai.. et pouratant il ne nous a pas beaucoup plu. C’est sur que deja les visites guides c’est pas notre fort, d’autant moins avec un groupe, et un guide tibetain tres gentil mais qu’on ne comprend guere.

Mais ce n’est pas tout. On ne sent aucune ferveur religieuse, aucune emotion qui se degagent du lieu. On a l’impression que la plupart des moines passent plus de temps a nous epier pour voir si on ne prend pas de photos en douce a l’interieur des chapelles (ce qui coute la somme exorbitante de 185 yuans soit plus de 18 euros!!!) qu’a reellement faire leur office religieux…
On voit un grand monastere vide, qui a eu un passé glorieux, mais aui n’est plus que l’ombre de lui-meme. Non, vraiment on n’est pas convaincu…

 

Mardi 1 novembre 2005 - Gyantse
 
 
Après quelques heures de route en 4x4, on arrive a Gyantse, situee a 3950 m d’altitude. C’est l’une des villes tibetaines les moins soumises a l’influence chinoise. Et ca se voit! Tout de suite cette ville nous plait. Elle a l’air d’un petit village tres anime.

Par un petit porche, on penetre dans un marche couvert avec uniquement des tibetains, tous en costume traditionnel. On adore! On deambule entre les etalages. Les gens semblent surpris de voir des tourists. Les femmes regardent mes cheveux blonds et me sourient. Les enfants rigolent en nous voyant et veulent poser pour des photos, sans nous demander d’argent…

Un peu plus loin, on decouvre un autre marche typique avec une foire aux bestiaux. De nouveau les gens semblent surprise de nous voir mais amuses. On est l’attraction! Enfin un peu d’authenticite! Ca nous met du baume au Coeur après la journee d’hier.

Puis visite du monastere de Pelkor. Ce n’est aps un monastere a proprement parler mais une federation de colleges monastiques datant de 1418 et appartenent a differentes ecoles. Il y a un gran d mur blanc ou deroute une fois par an, le Tangkha monumental(peinture) lors de la fete du monastere.

Cette fois-ci, c’est un veritable coup de Coeur! Ce monastere est tellemnt vivant… partout des tibetains en vetements traditionnels prient, passent d’une chapelle a l’autre, de gauche a droite. Les femmes tiennent dans leurs mains des coupelles remplies de beurre de yack, avec une petite flame au milieu, quand elles arrivent dans une chapelle, elles font couler le beurre fondu de leur coupelle dans une grande coupe posee en general devant des statues de bouddha egalement remplie de beurre de yack et illumine d’une multitude de bougies.

Ceux qui le peuvent deposent des billets en offrande, d’autres des petites graines qui degrigolent de leurs mains sur les billets… tout ca nous parait tres etrange mais tellemnt beau.on a l’impression de vivre un moment extraordinaire! Les moines vaquent a leurs offices, tapent sur une sorte de tambour ou entonent des “om…om…”.
D’autres deposent des echarpes blanches autour de la tete des bouddhas.. on est frappe par tant de beaute. L’emotion nous etreint.

Un instant, me sentant mal a l’aise a cause de l’altitude, je m’assois sur un escalier et une vieille tibetaine s’arrete et sort de dessous sa robe une poignee de graines qu’elle glisse dans ma paume. Elle me sourie. Je ne sais ce que cela signifie mais je suis tres touchee.
Je le vois bien, les femmes me regardent, parfois a la derobee, parfois de facon plus directe. Je crois que mes cheveux blonds les intriguent beaucoup… en tout cas, on leur rend leur sourire, on est aux anges…
Une autre fois, m’etant de nouveau assise sur un escalier, un homme et 3 femmes viennent me serer les mains en me saluant. J’en ai les larmes aux yeux.

En sortant du monastere, on s’arrete dans une petite epicerie tenue par des tibetains. Comme ils nous voient manger assis sur le trottoir, les vivres que l’on vient de leur acheter, ils nous font signe de revenir pour prendre place sur des chaises. Commme c’est gentil1
Quelques minutes plus tard, la vieille grand-mere tibetaine me fait des signes en designant mes cheveux puis en montrant ses belles nattes. En effet, les tibetaines en grande majorite se coiffent avec 2 nattes a l’interieur desquelles elles incorporent des echeveaux de fils de couleur vive. Puis elles font le tour de leur tete avec les nattes et les nouent sur le dessus.
J’ai effectivemnt bien compris. La vieille grand-mere me propose de me faire de telles nattes. Je suis tres flattee et accepte immediatement. Elle s’execute tres consciencieusement avec beaucoup de joie. Tout ceci est tres drole et les autres personnes presentes dans l’epicerie profitent egalemnt du spectacle et ont l’air de bien apprecier.
Le resultat est tres convaincant. La vieille mamie a l’air tres content de “son oeuvre”! quand on lui demande le pris des echeveaux de fil, elle nous fait comprendre que c’est 3 yuans et demi. On a que 3 yuans en mommaie ou alors un billet de 10 yuans qu’on lui propose pour tant de gentillesse. Mais impossible de le lui faire accepter! Elle repousse notre main et ne prendra que 3 yuans. Je ne ais quoi lui donner en retour et ne trouve qu’un de mes elastiques que je porte au poignet.
Le cadeau semble lui faire plaisir. On quitte cette echoppe avec regret en faisant de grands signes d’au revoir qui nous sont rendus par la petite mamie au seuil de sa boutique.
Ca alors, c’etait vraiment incroyable!

Et la journee n’est pas finie1 le soir, on tombe dans un restaurant tenu par un chef chinois tres sympathique (si, si, c’est possible!). il nous fait meme venire dans sa cuisine pour assister au “spectacle” de la preparation de notre plat. De grandes flammes s’echappent de sa poele ou il fait flamber le poulet, en riant aux eclats.

 
 

Mercredi 2 novembre 2005 - Lhassa
 
 
Enfin notre periple nous mene a Lhassa, capitale don’t le seul nom evoque tant de mysteres… la ville est clairement divisee en 2. d’un cote la ville chinoise aux larges avenues, avec de gros buildings, des ensaignes tapageuses, qui est bien entendu sans auncun interet.
De l’autre, la vieille ville tibetaine nommee barkhor avec ses petites echoppes, ses restaurants traditionnels et les hordes de peleris qui la traversent. Evidemment, sitots arrives a l’hotel, on file en direction du Barkhor. Il s’agit en fait a l’origine d’un circuit de pelerinage qui s’effectue dans le sens des aiguilles d’une montre, autour d’un temple appele jokhang, un des sanctuaries les plus sacres du Tibet.
D’ailleurs, on en vient naturellement a s’assoir devant, pres des pelerins qui prient en s’allongeant a plat ventre, tournes vers le temple.
Comme j’ai sorti mon guide pour lire quelque chose sur ce temple, un tibetain curieux s’arrete pres de nous en marquant le plus vif interet a ma lecture et en repentant après moi les noms de personages illustres dont il reconnait les noms. Puis, ayant termine, il me demande mon guide. En fait, il le referme pour en voir la couverture. Quand il voit ecrit en grosses letters CHINE, son visage s’assombrit. Il me rend mon guide pretemnt et part l’air attriste. On se sent responsible Vincent et moi.

Plusieurs femmes s’arretent en voyant ma coiffure “a la mode” tibetaine, sourient et certaines viennent meme me serer la main ou me font signe que ma coiffure leur plait beaucoup. Tant mieux. J’ai Presque l’impression que c’est un symbole de soutien aux tibetains. J’exhibe fierement mes nattes devant des militaries chinois qui me regardent de travers.

 
 

Jeudii 3 novembre 2005 - Lhassa
 
 
Aujourd'hui, visite du Potala, le plus gigantesque des edifices tibetains. il est perche sur la colline du Marpor (la montagne rouge) 300 metres au dessus de la vallee et s'eleve sur 13 etages . il fut construit de 1645 a 1694, sur la demande du 5eme dalai-lama (qui habitait auparavant au monastere de Drepung devenu trop petit...), et necessita 7000 ouvriers, 1500 artistes et 300 000 tonnes de bronze (il est anti-sismique!).
Le Potal etait a la fois le lieu de residence du dalai-lama et de son entourage et d'une vaste communaute monastique qui lui etait attache, mais aussi le siege du gouvernement tibetain. Etonnament il reste beaucoup de chefs d'oeuvre de l'art bouddhique (mais qu'est-il arrive aux chinois?). Comme a shigatse, le Potala est tres beau: de belles chapelles, remplies de belles statues et de belles peintures... on a l'impression de visiter un musee.
Les quelques moines qui sont la ne semblent pas a leur place. Heureusement que les tibetains viennent encore y faire un pelerinage. Mais bon, toutes ses pieces nous semblent bien vides.

Cette nuit, on a eu un petit visiteur: une petite souris qui ne nous a pas laisse dormir tellemnt elle faisait du bruit....

 
 

Vendredi 4 novembre 2005 - Lhassa
 
 
ce matin, visite du monastere de Drepung, situe a 8 km de Lhassa. Il s'agit du plus grand complexe monastique du Tibet.
Lhassa compte 3 grandes universites monastiques: Sera, Ganden et Drepung qui fut la plus puissante. Elle fut fondee en 1416. Elle servit de residence aux dalai-lamas qui habitaient un palais appele Ganen Potrang. Au XVIIeme siecle, elle comptait 10 000 habitants et ressemblait a une veritable cite.
En 1655, le 5eme dalai-lama demenagea au Potala. Au XXeme siecle, les dirigeants de Drepung furent pro-chinois et s'opposerent aux tentatives de reforme du 13eme dalai-lama. Apres l'arrivee des chinois en 1959, la plupart des moines furent disperses. Actuellemnt on en compte 450.
Le monastere est joli a regerder et interressant pour la promenade. On trouve quand meme qu'il y manque une certaine ferveur...

L'apres-midi, visite du monastere de Sera qui signifit "la grele" (par opposition a Drepung qui signifie "le tas de riz"). Construit en 1419 donc a peu pres a la meme epoque que Drepung dont il fut le rival. Pourtant son role politique fut moindre. Le monastere comptait avant 6000 moines, moins de 200 aujourd'hui.
Mais il fait beaucoup parler de lui car il est souvent a l'origine des manifestations anti-chinoises. C'est pourquoi le monastere ne vit que des subventions exterieures.
Est-ce pour cela qu'on a tout de suite accroche avec ce monastere? Je ne sais pas. On a aime l'ambiance calme de ce "petit" monastere, la gentillesse des moines qui nous adressaient des sourires et nous demandaient d'ou nous venions... On a senti que ce monastere avait "garde son ame"...
Lors de la visite de la principale chapelle, on a leve les yeux sur les murs et on y a vu accroche... des dizaines et des dizaines de fusils. Vraiment ....tres surprenant!

Ce soir, on avait RDV a 19h a l'hotel pour le dernier repas avec le groupe. Arrives en retard a 19h10, on s'est apercu qu'ils etaient partis sans nous. Pour 10 min! ah les groupes! On se retrouve seuls comme des rats...

 
 

Samedi 5 novembre 2005 - Lhassa
 
 
Ca y est, aujourd'hui, c'en ai fini du groupe. On retrouve nos petites habitudes de routard. On va pouvoir faire ce qu'on a envie et quand on en a envie!

On decide d'aller a Norbulingka, l'ancienne residence d'ete des dalai-lama. Son nom signifie "parc du joyau". en effet le palais trone au milieu d'un grand parc tres agreable dont la balade donne l'impression d'etre "tres loin" de l'agitation de Lhassa. On dit que l'actuel dalai-lama adorait le Norbulingka et le preferait meme au Potala. C'est d'ailleurs de cette residence qu'il aurait pris la fuite, le 17 mars 1959.

A 19h, on retrouve Mikka la hollandaise et Pit le suedois, "rescapes" du groupe, sur la place du Jokhang pour aller diner. Agrable soiree en leur compagnie avant de se separer car ils repartent demain pour Kathmandu en jeep (les pauvres, on compatit grandement...).

 
 

Dimanche 6 novembre 2005 - Lhassa
 
 
On se rend au Jokhang, le temple le plus ancien et le plus sacre du Tibet. Edifie en 650, il abrite une statue en bois de santal entierement dore (certains diesent en or...) representant Siddharta Gautama, dans sa jeunesse, avant qu'il ne soit devenu un bouddha. Cette statue grandement veneree, que les tibetains appellent Jowo, originaire d'Inde, a ete apportee en dot par une princesse chinoise, pour celebrer son mariage avec le roi du Tibet Songtsen Gampo, un siecle avant JC.
C'est sur, la statue est tres jolie mais la peau doree, les lumieres scintillantes et qui clignotent, les pierres qui brillent, c'est pas forcement notre truc.
Bizarrement, on ne s'attendait pas a ca en allant au Tibet, on imaginait les statues un peu plus sobres, sans dorures.

Sinon, un truc drole nous est arrive. Pendant notre visite, on a vu toute une armada de tibetains et chinois avec des badges officiels, cameras et appareils photos professionnels au poing, debarquer entourant des religieux, encadrant eux-memes... un tout petit garcon tibetain en habits de moines et qui ne devait pas avoir plus de 6 ans et semblait un peu perdu d'etre la cible de tant d'attentions...
Mais qui etait-il? On nous dit qu'il s'agissait de la reincarnation d'un grand lama, chef de monastere (lequel, on a pas tres bien compris). Mais je me suis mise a prendre des photos moi aussi de ce petit bonhomme en jouant des coudes au milieu des photographes officiels. on se serait cru a Cannes1 A 20 degres de difference!

 
 

Lundi 7 novembre 2005 - Lhassa
 
 
Pas mal de chose a regler aujourd'hui. On recupere notre linge propre donne a la laverie de l'hotel. Enfin des vetements propres! Sans etre obsessionnels sur la proprete on avait un peu l'impression de porter les memes vetements depuis la nuit de temps!
Puis gravage des photos du Tibet sur CD et copie du CD des photos du Nepal. On s'apercevra d'ailleurs que certaines photos du Nepal ne sont pas lisibles par l'ordinateur. Aie Aie Aie! Il faudra qu'on soit plus vigilant a l'avenir.

enfin, on a reussi le challenge d'aller acheter nos billets d'avion pour Chengdu, notre prochaine etape en Chine. Je dis challenge car la majorite des touristes l'achetent dans une agenge de voyage qui se chargent de faire les demarches.
Mais nous, non! Franchement, on est capable d'aller les acheter a la source, a la compagnie aerienne! Nous voici donc partis, surs de nous. 45 minutes plus tard, on replonge la tete dans le plan du guide. Mais si, pourtant, ca devrait etre la... elle est nulle cette carte! Enfin, on finit par trouver, apres etre passes 2 fois devant, sans s'en apercevoir...
La, on choisit les billets d'avion sans aucun probleme (yes, on est des winners!) et on se dirige vers le comptoir pour payer. Comment ca ils ne prennent pas les cartes de credit????
Et evidemment, on n'a pas assez de cash sur nous. Je dilige Vincent a cette tache: trouver un distributeur. Ce qui a l'air facile comme ca, mais pas a Lhassa ou il ne doit pas y avoir plus de 3 distributeurs dissemines dans la ville.
pendant ce temps, je manque de perdre ma carte bleue que j'ai mal range dans ma pochette dissimulee sous le pantalon et qui glisse negligemment le long de ma jambe pour atterrir dans ma chaussure... Bonjour la professionnelle!
Vincent revient au bas mot 1 heure plus tard, rouge comme un coq d'avoir tant marche... et enerve d'avoir oublie a la fois le guide et le petit dico en chinois qui l'auraient peut-etre un peu aide dans ses recherches.
On obtient enfin nos billets d'avion, apres plus de 2 heures de peregrinations et en ayant failli perdre une carte bleue dans l'aventure.
Bonjour les charlots en voyage!

 
 

Mardi 8 novembre 2005 - Lhassa
 
 
Adieu Tibet! Nous sommes enchantes des 10 jours passes dans ce pays. Nous retiendrons les paysages fabuleux presque surnaturels, la gentillesse des habitants, la durev realite de l'occupation chinoise qui essaie de voler son identite a un pays, et ... la temperature! qu'est-ce qu'on a pu se les geler!!!
Adieu Tibet, nous ne savons pas quand nous reviendrons...

Arrives a l'aeroport de Lhassa a 9h, il nous reste 2 heures a attendre car notre vol pour chengdu, en chine, est a 11h. A 10h15, toujours aucune nouvelle de notre vol qui ne figure sur aucun panneau d'affichage. Apres s'etre renseignes, on nous dit que notre vol est annule et qu'il faut refaire les billets pour se faire inscrire sur un autre vol... Evidemment, il y a au moins 6 vols par jours pour Chengdu et comme par hasard, on a choisi le bon! Faudrait-il y voir un signe?

On fait la queue au guichet ou une pauvre employee chinoise se fait engeuler de toutes parts par les passagers de notre vol, mecontents. Et la, on fait notre 1ere experience de ce qu'est faire la queue en Chine. Ca devrait plutot s'appeler: chacun essaie de passer devant l'autre et de gruger le plus possible... Vincent et moi sommes ulceres. En 1 h, on a a peine avance. Evidemment puisque tout le monde nous passe devant...
Et la, on apprend une autre chose: plus les gens sont riches, et plus ils se croient out permis et sont mal eleves. Le pire est que personne ne dit rien. Serait-ce considere comme normal? Au debut, on est interloque, puis la moutarde commence a nous monter serieusement au nez. L'avantage, c'est que personne ne parlant la francais, on se lache en disant haut et fort ce qu'on pense sur ce "gros porc, avec sa tete de con, qui essaie de nous gruger en douce"...
Finalemnt, on fait des pieds et des mains et on arrive a avoir un billet pour le vol de 11h10. Il est 11h! On court pour attraper l'avion... Ouf! Mission accomplie!
En plus, on a ete surclasse en 1ere. Cool!

Arrives a l'aeroport de Chengdu, on met un peu de temps a trouver la navette pour le centre-ville car des informations contradictoires nous sont donnes (on avait oublie que la grande majorite des chinois ne parle pas anglais...). Puis un cyclopousse et nous voila arrives a notre charmante guesthouse ou, miracle, le personnel parle anglais et meme tres bien.

Ensuite direction le B.S.P., cad le bureau de police, a quelques pates de maison de notre hotel, pour faire notre extension de visa, celui-ci arrivant a expiration le 12 novembre. Et la, stupeur. L'employe nous dit que malheureusement il ne peut faire une extension de visa sur un visa de groupe...
il nous renvoie sur le grand B.S.P. central de Chengdu pour "tenter" notre chance. Et la, meme reponse. Impossible de faire une extension sur ce foutu visa de groupe. On est sidere.
L'agence de Kathmandu avec qui on avait reserve le voyage au Tibet s'etait amplement renseigne a l'ambassade de chine au nepal, qui avait assure qu'il n'y aurait aucun probleme et on avait meme paye un supplement de 25 dollars. Aucun probleme, mais oui, bien sur...
Que faire demande-t-on a l'employe? Partir en vitesse a Hong Kong pour refaire un nouveau visa (et donc le repayer integralement...) ou quitter la Chine avant expiration de notre visa, soit dans 4 jours!

On est dans un etat d'enervement impossible a decrire. Si on reprend l'histoire depuis le debut: on a donc paye un 1ere visa chinois en France, puis celui-ci a ete annule quand on s'est inscrit pour aller au Tibet (on se demande toujours pourquoi puisque pour les chinois, le Tibet est une province chinoise... ca depasse notre logique), on a du payer un visa special de groupe pour visiter le Tibet plus 25 dollars en plus pour aller ensuite en Chine ou, selon les dires de tous, il n'y aurait aucun probleme a Chengdu pour faire notre extension de visa....

Mais a quoi jouent-ils ces chinois? Dans notre enervement, on se dit qu'effectivement, ca va faire n'y une n'y deux, on va prendre nos cliques et nos claques et on va pertir pour... Bangkok et se barrer de ce foutu pays... Puis arrives dans notre cahambre, l'enervement retombe et on reflechit plus calmement. Quand meme c'est trop bete de passer si pres de la Chine... surtout que ca avait toujours ete un des reves de Vincent. On essaie de se redonner du moral. On prendra un vol pour hong kong et la, on verra si on peut faire un nouveau visa.

A l'hotel, on fait la connaissance de Marine, une jeune francaise de 26 ans, actuellement en vacances pour un mois en Chine. Quand on lui raconte nos aventures de cet apres-midi, elle ne semble pas tres etonnee. Ah, c'est sur, la Chine, c'est aussi ca... Il faut dire qu'elle a deja passe 8 mois en Chine il y a 3 ans et qu'elle etudie le chinois depuis 4 nas aux langues orientales, a Paris.
Elle nous conseille egalement d'aller a Hong Kong ou les choses sont, parait-il, beaucoup plus facile... Tout cele etant encore tres logique...

On va diner avec elle ce soir. Apres maintes recherches d'un restaurant cite dans notre guide qu'on ne trouvera jamais, on se rabat sur un resto rempli de chinois (ca semble plutot bon signe!) dont la specialite est la fondue. C'est egalement la specialite de la ville. Imaginez un grand bouillon qui chauffe au centre de la table et chacun y met des brochettes de ce qu'il a choisi (viande, poisson, lotus, tofu...).
C'est tres drole mais on a pas bien compris comment on comptait le prix ce qui fait qu'on prendra peu de brochattes et qu'on sortira completement affames du resto...

 

 
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