vivonslemonde.com
 
Philippines
 

Jeudi 17 novembre 2005 - Manille (Ile de Luzon)
 
 

Miracle aujourd’hui. On a pris un avion et…il n’y a eu aucun probleme. Je crois que la malediction s’est levee! Atterrissage en douceur a Manille, capitale de la republique des Philippines. Le ciel est gri. Ca, on n’avait pas prevu. Esperons que ce soit passager!

Après avoir lu la rubrique de notre guide sur les taxis sans license qui circulaient a l’aeroport avec des histories de touristes enleves ou meme pire, on opte pour un systeme de taxi prepaye et controle par l’etat, meme si la course revient chere. Notre securite vaut bien cela!
Le 1er contact avec Manille n’est pas extraordinaire. Beaucoup de bidonvilles en peripherie avant d’arriver au center-ville. Beaucoup de mendicite. Peu de touristes. Tout de suite, on ne se sent pas a l’aise, pour etre exact, pas en securite et on est sur nos gardes, aux aguets…

On file au bureau d’information pour touristes pour se renseigner sur les divers sites a voir. On decide de partir le lendemain pour l’ile de Cebu, dans l’archipel des Visayas. Le prix du billet d’avion nous semble excessif: 4200 pesos par personne soit 70 euros pour une heure de vol… a ce tariff la, on va crever le budget!
Seule autre solution: prendre un ferry. Et la commence le parcours du combatant. Les agences de voyage recommandees dans notre guide ne vendent pas de billets de bateau. Une autre agence de voyage portant le logo des ferry nous explique qu’elle ne fait pas cette destination… mais nous en indique une autre…. Qui ferme quand on arrive!

Il nous renvoie sur un center commercial gigantesque d’ailleurs, ou ils onr une filiale encore ouverte heureusement. On prend 2 billets a 2000 pesos chacun avec les repas pour partir sur un ferry demain a 18h45. temps estime du voyage: 24h!!! ca laisse songeur. Pourvu que je n’ai pas le mal de mer. Enfin, on verra bien. On est des aventuriers ou quoi?
On profite d’etre dans le centre commercial pour faire quelques emplettes au supermarche: shampooing, gel douche.. a notre grande surprise, on n’est pas trop depayses au niveau des marques: panthene, dove… c’est comme a la maison!

 

Vendredi 18 novembre 2005 - Cebu City (Ile de Cebu - Archipel des visayas)
 

Repos ce matin. On arrive pas a se motiver pour visiter Manille. A 15h, on se rend au port car bien que notre ferry ne soit qu’a 18h45, il faut se presenter 4h a l’avance. On passé les controles de securite: rayons X pour les sacs, detecteurs de metaux, fouille par la securite, et meme des chiens de la securite qui vienent sentir nos bagages. On n’en revient pas de toutes ses precautions. C’est pire qu’a l’aeroport!

Nos billets sont controles a 5 reprises: en arrivant sur le port, en penetrant dans le hangar de la compagnie du bateau, en sortant du hangar, avant la passerrelle menant au bateau et a l’arrivee sur la bateau. Aucune chance d’en rechapper pour quelqu’un qui n’est pas en regle!
En plus, c’est truffe de militaries (en plus des agents de securite) qui sont armies jusqu’aux dents avec d’enormes fusils.

Ceci dit, on avait deja ete surpris sur Manille de voir les procedures de securite: devant chaque banque se tiennent des agents de securite avec des armes bien visibles, et en reentrant dans le centre commercial la veille, il y avait des policiers avec inspection a l’entrée de tous les sacs. Dans la rue, un philippin avait aborde Vincent en lui disant qu’il etait plus prudent de porter son sac a dos devant. A vrai dire, rien qu’a l’aeroport, le chauffeur de taxi avait ferme le loquet de nos portieres des qu’on etait monte. Ca aurait du nous mettre la puce a l’oreille…

Bonne surprise a l’arrivee sur la bateau car dans notre cabine prevue pour 4 personnes, nous ne sommes que tous les deux. En plus, elle est beaucoup plus confortable que nous le pensions. On frappe a notre porte. C’est de nouveau la securite qui fait un ultime controle des sacs avec les chiens…
Notre bateau part a l’heure et c’est parti pour 24h de trajet…

 


Samedi 19 novembre 2005 - Cebu City (Ile de Cebu - Archipel des visayas)

 

Contrairement a ce que l’on pensait, la journee passe vite sur le bateau: lecture, dodo, repas.. dans la sale de resto, on est les chouchous des serveurs qui engagent facilement la conversation: d’ou on vient, si c’est la 1ere fois qu’on vient aux Philippines, si on s’y plait et meme pourquoi on a choisi de prendre le bateau pour aller a Cebu. C’est sur qu’a part nous, on ne voit pas beaucoup d’occidentaux sur ce bateau…
En tout cas, on trouve les philippins tres sympas et tres acceuillants. Le temps est assez nuageux. Esperons que ca se leve….

Anectode sur le bateau: Vincent est alle se faire couper les cheveux car il y avait un petit salon de coiffure. Et bien, il s’est fait litteralement “drague” par la coiffeuse qui etait comment dire… un transsexuel. Il a meme eu droit a la séance photo ou il a pose avec elle dans le salon et elle lui a montre les photos de son copain, du chirurgien qui l’a opere… et en a profite pour savoir s’il y avait une communaute gay importante a Paris etc. ce Vincent, je ne peux pas le laisser 5 minutes sans qu’il se fasse draguer…

La nuit tombe. Le bateau accoste. On sait qu’il doit faire un arret sur une autre ile. Ca doit surement etre ca… on demande quand meme a une employee qui passé. Mais non, c’est notre arret, Cebu City! Vite, vite, on recupere les bagages et nous voila descendus en toute hate parmi le flot de gens…
On se fait heler par un homme pour un taxi mais il nous demande un prix qui nous semble eleve. On part. Il nous rattrape et descend le prix. On accepte mais arrives devant sa voiture, on trouve qu’elle ne ressemble pas vraiment a un taxi. C’est louche. On ne le sent pas. On change d’avis et on tourne les talons….
Arrives devant un taxi qui nous inspire plus confiance, je me tords la cheville en montant sur le trottoir. Et mince!

 

Dimanche 20 novembre 2005 - Cebu City (Ile de Cebu - Archipel des visayas)
 

Etant donne la situation, cad que je suis legerement handicapee par ma cheville droite, on a decide de rester aujourd’hui sur Cebu City, la plus grosse ville de l’ile de Cebu (vu le nom, on s’en doute). Balade dans le fort de San Pedro construit en 1535 qui est utilize actuellemnt comme un jardin mais qui jadis servait de point d’observation pour se proteger des pirates.
Puis on est entre dans la basilique Santo Nino, emplie de monde car on etait Dimanche. Et enfin, petit coucou a la croix de Magellan, en hommage au celebre naviguateur qui a decouvert les Philippines le 1er.

Ca a l’air de rien ce petit programme mais quand on voit l’allure a laquelle je marche… en tout cas, ca fait du spectacle pour les philippins qui me regardent d’une drole de tete. En reentrant a l’hotel, on reserve pour demain 9h30 , 2 billets pour le bateau qui se rend a l’ile de Bohol.

 

Lundi 21 novembre 2005 - Cebu City (Ile de Cebu - Archipel des visayas)
 

Finalement, on ne prend pas ce bateau car etant donne que j’ai boite la veille toute la journee, on a pense qu’il serait plus judicieux de se render sur l’ile de Siquijor, minuscule petite ile tranquille avec de jolies plages plages, et d’y passer quelques jours le temps que je me remette de mon entorse.
Mission impossible! Reveilles a 7h, on descend a la reception de l’hotel pour faire annuler notre reservation pour Bohol. On cherche desesperement a trouver une compagnie de bateau qui dessert Siquijor. J’abandonne Vincent en plein dans nos recherches car je ne me sens pas bien et manque de faire un malaise. Retour dans la chambre.

Pendant ce temps, Vincent poursuit vainement ses recherches telephoniques. Le Lonely planet qui date de 2003 ne semble plus tres a jour… pourtant sur les ites internet de 2 compagnies figure Laurena, port principal de l’ile de Siquijor. On se rend dans plusieurs agences de voyages ou on nous repond que l’ile n’est plus desservie par les companies en question.
Dans la deniere agenge ou nous nous rendons, une compagnie dessert bien l’ile mais une seule fois par semaine, le Lundi a 13h et il est…12h55! On vient donc de rater le seul bateau qui s’y rendait… un peu deprimes, on n’a pas d’autre choix que de prendre un bateau pour l’ile de Bohol, a 17h30, retour a la case depart!
On a vraiment l’impression d’avoir perdu notre journee!

Seule bonne nouvelle: avec notre billet aller, on a un billet retour gratuity si on repart dans les 7 jours… decidement, on ne pensait pas que ce serait aussi complique les transports aux philipines. Ca fait deja 5 jours qu’on est la et on a l’impression d’avoir passé tout notre temps dans les transports et de n’avoir rien vu. On veut notre plage de sable blanc sous les cocotiers!

 


Mardi 22 novembre 2005 - Tagbilaran et Ile de panglao (Ile de Bohol - Archipel des visayas)

 

On a jete un petit coup d’oeil a la cathedrale de Tagbilaran, enorme et plutot sobre avec quelques statues de la vierge et du Christ bien ktsch. C’est incroyables ce que les philippins peuvent etre croyants.

On est parti en taxi visiter le center de protection du tarsier, le plus petit primate du monde. C’est drole, ca ressemble a un petit singe, avec des yeux enormes, des pieds et des mains comme ET et une tete qui peut tourner a 180 degres. C’est tellement petit qu’heureusement que le guide nous les montre dans les arbres sinon on les aurait jamais trouves tout seuls! Les femelles n’ont qu’un petit par an au maximum et leur grossesse dure 6 mois. A la naissance, il pese 23 grammes!
Il fait partie des especes protégées. Et que mage-t-il? Surtout des insects, et la nuit, en faisant des bonds de 5 metres. C’est sur, la journee, ils ont l’air moins vifs…dommage que la visite soit si courte.

On en profite pour se render l’apres-midi sur l’ile de Panglao, un petite ile tout pres de Tagbilaran qui lui est reliee par un pont et devenue un haut lieu du tourisme, orientee vers les plages et la plongee. On y va par un nouveau moyen de locomotion qu’on a decouvert a Tagbilaran: le tricycle.
Il s’agit d’une moto accolee a une espece de”cage” avec une banquette ou 2 personnes peuvent s’installer, evoquant vaguement un side-car mais en beaucoup lus folklorique. La moto cale dans les montees difficiles.. on a l’impression qu’elle va render l’ame et dans les descentes, elle s’emballe dans un boucan d’enfer comme si elle allait exploser. Avec des images de Jesus collees partout dedans et des slogans sur la carcasse du type “God is love” ou “we trust in God”….

Arrives sur Alona Beach, la plage principale de l’ile, on trouve que le Lonely Planet a ete un peu dur avec cette ile. Bien sur, il y a des hotels et des petits stands, des bateaux de plongees, mais bon, franchement, c’est pas des hotels enormes et la rue principale est en terre… s’ils trouvent que ca, c’est hyper touristique, qu’est ce que ca doit etre quand ils parlent de petite ile tranquille…
Bon, le ciel est nuageux et cache le soleil, mais au moins, on ne creve pas de chaud… par contre, il y a pas mal de “blancs’ de la quaranataine avec des petites philippenes. Ca nous met un peu mal a l’aise quand on les voit…malheureusement, c’est une destination connue aussi pour ca. helas.

 

Mercredi 23 novembre 2005 - Chocolate Hills (Ile de Bohol - Archipel des visayas)
 

Aujourd’hui on a enfin vu l’attraction principale de l’ile: CHOCOLATE HILLS. Il s’agit de petites collines situees au centre de l’ile, disperses ca et la d’une drole de facon, et recouvertes d’une vegetation tirant sur le brun a certains moments de l’annee, d’ou leur nom.
C’est vrai que ca fait une drole d’impression de les voir la, comme surgies de nulle part.. on decide de faire une balade a moto avec chauffeur donc a 3 dessus, au milieu des collines. C’est super agreeable et on a des vues tres chouettes.
Le bus local, particulierement typique, emprunte une route qui longe de beaux paysages don’t beaucoup de rizieres ou les femmes s’affairent pour repiquer le riz. Le bus n’a pas de fenetres alors le vent s’engouffre dedans. Dehors, les enfants nous font des signes et des sourires au passage du bus.
Vraiment les philippins sont extremement gentils. Ils ont spontanement toujours envie de discuter, sont tres curieux et posent beaucoup de questions. Ils ont l’ait etonne quand on leur dit qu’on est francais. C’eest sur, e ne pense pas qu’il y ait beaucoup de touristes francais. En tout cas, on en a vu aucun depuis qu’on est arrive.

 

Jeudi 24 novembre 2005 - Nuts Huts (Ile de Bohol - Archipel des visayas)
 

On est alle au port ce matin pour prendre un ticket de bateau pour l'ile de Siquijor avec la compagnie palacio shipping, la seule qui s'y rende.... Malheureusement pour nous, le bureau est ferme aujourd'hui. Il n'est ouvert que le jour meme des bateaux. On se rend donc a la gare routiere ou, pour la 1ere fois, on prend une Jeepney, une sorte de mini-camion ou tout le monde est adosse a l'arriere et qui s'arrete a la demande , et evidemment tres colore comme il se doit...

On se rend a Nuts Huts dont tout le monde nous parle depuis quelques jours et dont le lonely planet dit le plus grand bien. On est impatient. Le trajet coute 25 pesos par personne, soit moins de 0.5 euros...
Sur le trajet, la pluie se met a tomber brutalement, des trombes d'eau. Les baches en plastiques, recouvrant les 2 ouvertures laterales de la jeepney, ne sont pas d'une grande efficacite et la pluie commence a s'infiltrer...

La jeepney nous arrete a un panneau “Nuts Huts” mais on comprend rapidement qu'il ne s'agit pas du veritable arret pour se rendre a l'hotel mais de l'arret de bateau, ou on nous propose de nous emmener pour 100 pesos. Ce qui nous semble carrement exagere! Etait-ce arrange avec la jeepney? Qu'importe, on se met en marche, de toute facon, il n'y a qu'une route, ca ne doit pas etre bien loin. Il est 11h30, le soleil tape, on degouline...
Les philippins qu'on croise sur la route nous demandent si on va a Nuts Huts. Ca a l'air d'etre connu.

30 minutes plus tard, on arrive a un panneau Nuts Huts qui nous indique 750 m sur notre gauche. On s'avance sur un petit sentier qui semble bien penetrer dans la jungle. L'air est d'une humidite incroyable. On est vraiment en nage. Heureusement qu'on a laisse nos gros sacs a dos a l'hotel a Tagbilaran.
Enfin, on arrive. Il s'agit de huttes d'architecture traditionnelle construites le long de la riviere Loboc. C'est vraiment tres reussi. Et tres calme...enfin, avant l'arrivee d'un groupe d'americains, qu'on a bien envie d'etrangler... mais pourquoi se croient-ils obliges de parler aussi fort?

Par chance, notre bungalow n'est pas proche des leurs. Le restaurant de l'hotel a aussi une tres belle vue sur la riviere traversant une vegetation touffue. On voulait faire unebalade en bateau cet apres-midi mais la pluie qui s'etait arretee, retombe de plus belle. Le ciel devient opaque. On reporte l'excursion a demain.
On passe le reste de l'apres-midi a lire tranquillement dans un silence incroyable, entrecoupe de craquements de feuilles, et de bruits d'aiseaux, confortablement intalles sur notre balcon dans des transats en bambou. Ca fait du bien de se reposer. On a meme pas le courage d'aller diner. On grignote dans la chambre, avant de s'endormir, a 21h30...

 

Vendredi 25 novembre 2005 - Nuts Huts (Ile de Bohol - Archipel des visayas)
 

Apres un excellent porridge au yaourt (miam!), on prend un bateau pour une croisiere de 2h sur la riviere Loboc, nous menant des chutes d'eau, a une source naturelle et a l'embouchure de la mer.
La riviere a une drole de couleur verte, presque emeraude. Ici et la, on voit quelques bateaux de pecheurs, des maisons sur pilotis au bord de la riviere, bordee de cocotiers ou meme d'acacias geants. C'est tres reposant.
Le bateau nous depose a Loboc ou on attrape une jeppney, sans difficulte, direction Tagbilaran.

A 13h, nous sommes au port au guichet de Palaccio Shipping, ou on apprend avec constrenation que la vente de billet ne se fait pas avant 15h... on remplit un petit papier avec nos noms et notre destination. Que faire? Attendre 15h? Faire l'aller-retour pour le centre-ville? La moutarde me monte au nez. Quelle difficulte pour prendre ce bateau!
Vincent me rappelle que nous sommes en Asie, que rien ne sert de s'enerver comme ca, qu'il faut prendre les choses comme elles viennent. Le guichetier a d'ailleurs l'air surpris de ma reaction. Je me calme. Soit. Nous attendrons au port.

A 15h, il y a du monde deavant le guichet. C'est un peu le bordel. On ne sait pas comment se passe la vente des billets. Ils ont l'air d'appeler les noms sur les petites papiers remplis precedemment. Au bout de 40 minutes, on entend un “voisine”. Vite, c'est a notre tour. On prend nos billets, soulages d'avoir eu une place.
Retour en ville ou on fait quelques courses pour le repas du soir puis a l'hotel Nisa Inn Traveller ou on avait laisse nos groa sacs la veille. On fait la connaissance de la patronne, qu'on avait pas encore rencontre et qui est charmante,

on patiente sur la terrasse en preparant nos sandwich au fromage. Oui, du fromage! On en pouvait plus depuis 5 semaines qu'on en avait pas mange. Alors on a commis une petite folie: 200 pesos la boule d'edam, ce qui est asez cher par rapport au cout de la vie mais tant pis!
Sur la terrasse de l'hotel, il y a 2 hommes d'une cinquantaine d'annees, seuls, assis chacun a une table. Font-ils du tourisme sexuel?

Au port, notre bateau a du retard. Une philippene va se renseigner pour nous. Vraiment, comme les gens sont gentils ici....
on embarque vers 19h45. Sur le bateau, c'est le bordel le plus total. Le pont superieur est rempli de dortoirs numerotes, hyper serres, ou on passe avec peine avec nos gros sacs. On a un peu de mal a trouver nos 2 “couchettes” car les numeros semblent repartis de maniere un peu aleatoire....
quand on les trouve, un philippin est assis sur l'une d'elle et semble mecontent de notre arrivee. Mais nos sacs sont gros et prennent deja toute une couchette, on n'a pas vraiment le choix...

on s'apercoit avec consternation qu'il y a un karaoke sur le bateau. Mais pourquoi tant de haine? En plus le volume du micro doit etre au maximum, dommage pour nous... et ca durera toute la traversee, soit plus de 3h.
On arrive enfin a Larena, le port principal de l'ile de Siquijor (a prononcer Siqui-hor) vers 1h du mat. On n'est pas tres rassures d'arriver a cette heure, mais c'est independent de notre volonte, etant donne qu'un seul bateau dessert l'ile, un jour sur 2. mais plusieurs tricycles attendent au port. On en choisit un qui a l'air honnete (sauf pour le prix qu'il nous demande mais bon, vu l'heure, ca ne nuos choque pas plus que ca) et en plus il prend 3 locaux.

Direction Kiwi Dive Resort, un hotel chaudement recommande par le guide. Ca fait un peu bizarre de debarquer a cette heure la dans un hotel.... evidemment on les reveille, mais iils ont un bungalow de libre, face a la mer. De toute facon, on est tellement fatigues qu'on aurait pris n'importe quelle chambre... enfin dodo. Il est 2h...

 

Samedi 26 novembre 2005 - Ile de Siquijor (Archipel des visayas)
 

En se reveillent, on realise a quel point notre bungalow est super, et meme en fait tout l'hotel est trop mignon. Il y a une espece de tonnelle face a la mer pour prendre ses repas: jus de mangue, salade de fruits exotiques... c'est parfait, juste ce qu'il nous fallait.
L'apres-midi, on loue un scooter pour se balader sur l'ile, c'est genial, on traverse pleins de petits villages et tous les gens nous lancent des “hello” et font des signes de la main accompagant un large sourire.

On est grise, le vent dans les cheveux, c'est fou l'impression de liberte qu'on a. on s'arrete a Saadalong, une petite plage tout mignonne a l'eau turquoise et au sable blanc, reputee comme spot de snorkelling. On ne nous a pas menti: poissons bleus phosphorescents, noirs, jaunes, poissons clowns orange (comme dans Nemo) et meme une murene,,, c'est vraiment le top.
Seul petit bemol, Vincent et moi n'avons pas pu nous baigner ensemble car on ne voulait pas laisser le sac sans surveillance avec l'appareil photo.

Le soir, qu'il est agreable de lire sur notre balcon quand la temperature diminue. Nous avons commande du poisson au resto de notre hotel et on nous l'apporte sur notre balcon, a l'heure prevue, comme des princes....

 

Dimanche 27 novembre 2005 - Ile de Siquijor (Archipel des visayas)
 

tous nos plans tombent a l'eau. On pensait louer egalement un scooter pour voir les parties de l'ile qu'on avait pas faites hier. Mais nous n'avions pas prevu qu'il tomberait des trombes d'eau... c'est vraiment rageant! Surtout qu'on doit prendre le bateau de retour ce soir. Nous serions bien restes un jour de plus mais pas de bateau de retour le lundi. Il aurait fallu attendre mardi, ce qui faisait un peu long....

un peu deprimes et un peu desoeuvres, on regarde la mer...et la pluie... vraiment c'est pas de chance ce temps! Vers le milieu d'apres-midi, la pluie s'arrete. On en profite pour se promener sur la plage. Elle n'est pas magnifique mais elle est si calme.
On se fait interpeller du haut d'un balcon d'une luxueuse villa par un americain d'environ 50 ans, qui semble habiter avec une philippene (plus jeune bien entendu...). Il engage facilement la conversation et semble ravi de parler a des occidentaux. Ils ne doivent pas etre tres nombreux sur l'ile. Nous, c'est le 1er qu'on voit.

Au bout d'une heure de marche, on se dit qu'on ferait mieux de poursuivre jusqu'a Larena pour aller acheter nos billets de retour, qu'on avait pas pu acheter avec les billets aller, ce serait trop trop simple...
a Larena, on degote nos 2 tickets de bateau de retour sans probleme, c'est un miracle. On retourne a l'hotel recuperer nos sacs. Ils etaient vraiment super gentils dans cet hotel, de vrais amours, aux peits soins...bon, c'est sur, on etait aussi les seuls clients, et peut-etre meme les seuls touristes de l'ile..

on a bien aime cette ile, tranquille et authentique mais on reste sur notre fin car on n'est pas reste assez longtemps a notre gout. Sur le bateau, ils embarquent a l'etage inferieur des cochons, des vaches, des chevres... on dirait l'arche de Noe! Les cochons n'ont pas le pied marin, ils ont hurle pendant tout le trajet. Je les aurait bien etrangle...
par chance, le bateau part a l'heure, a 21h et comble du bonheur, il n'y a pas de karaoke sur le navire.

Il est presque 1h quand on arrive a Tagbilaran mais on avait pense a reserver. On se couche en pensant qu'il faudra se lever moins de 5h plus tard pour prendre un autre bateau demain... ma parole, c'est pire que des horaires de boulot! Mais non, je plaisante ...

 

Lundi 28 novembre 2005 - Ile de Malapascua (Archipel des visayas)
 

A 6h30, on est a moitie endormis dans la salle d'attente d'Ocean Jet, au port de Tagbilaran, attendant notre bateau de retour pour l'ile de Cebu. Notre bateau est a 8h. Pourquoi nous demandent-ils d'arriver tellement en avance?
Au port, un type veut absolument qu'on prenne son taxi. On commence a negocier le prix mais, en se dirigeant vers son vehicule, on s'apercoit que celui-ci ne ressemble pas a un taxi habituel. Mefiance. On n'a pas confiance. On tourne les talons au grand dam du gars qui essaie de baisser le prix de la course pour que l'on revienne sur notre decision. On monte dans un taxi “normal”. C'est bizarre. C'est la 2eme fois que ca nous arrive. Enfin, on n'est jamais trop prudent en voyage...
c'est parti pour la gare routiere Nord de Cebu ou on grimpe dans un bus a destination de Maya, une ville tout au nord de Cebu d'ou partent les petits bateaux pour l'ile de Malapascua, notre but final.
Le trajet de 4h dans le bus se passe sans probleme et le temps passe vite en regardant les paysages le long de la route: la mer, les rizieres, les petits villages, les eglises, les enfants dans la cour de recreation de l'ecole..
il ne semble pas y avoir de trajet precis pour le bus. Il stoppe quand quelqu'un lui fait signe sur la route et pour descendre, les gens frappent avec une piece de monnaie sur les barres en metal, ce qui fait un petit clic clac metallique.

Entre les arrets, on dirait que le bus veut rattraper le temps perdu et roule comme un dingue, tout vetuste qu'il est, accompagne dans sa frenesie d'une musique assourdissante...
a notre grand etonnement, on apercoit un autre touriste dans le fond du bus. A Maya, de petits bateaux font la correspondance avec l'ile de Malapascua, distante de 7 km. On y retrouve le touriste qui etait dans notre bus. Evidemment, ou pouvait-il bien aller d'autre? Il est allemand et tres sympa, arrive aux Philippines depuis 1 sem et avant tout interresse par la plogee.

C'est sur que beaucoup de gens se rendent aux Philippinespour la plongee, de meme qu'au Nepal pour le trekking. Pas nous... c'est trop fatguant tout ca!
Notre “petit” hotel possede 4 bungalow jolis et surtout face a la mer, pile poil situes our le coucher du soleil. Comme c'est romantique! Par contre, on sent que l'ile est plus touristique que ce qu'on avait vu jusqu'a present car les pris sont plus eleves d'environ 30%.

on decide de se faire plaisir ce soir car on a presque rien mange aujourd'hui: un des restos les plus chers de l'ile, mais nourriture vraiment delicieuse et cadre tres romantique (petit jardin, lumiere dans les arbres, bougies sur les tables...). il faut de temps en temps s'accorder des petits plaisirs...

 

Mardi 29 novembre 2005 - Ile de Malapascua (Archipel des visayas)
 

C'est quand meme tres agreable d'avoir son petit balcon face a la mer et une petite plage deserte...petit dejeuner les pieds dans le sable, les yeux rives sur l'eau turquoise, le ciel est bleu, il fait 30 degres sous les cocotiers.
Malapascua, c'est la petite ile des tropiques comme on se l'imagine. Des petits hotels tout mignons, des plages de sable blanc, l'eau transparente... et l'ile ne fait que 2 km de long. On loue palmes, masques et tubas et on se jette a l'eau. Il y a pas mal de poissons vert, noirs,orange, jaunes, des hippocampes... on ne voit pas l'apres-midi passer.

 

Mercredi 30 novembre 2005 - Ile de Malapascua (Archipel des visayas)
 

Aujourd'hui, on fait toujours du snorkelling mais pas pres de notre hotel. On fait le tour de l'ile et on passe de criques en criques. Sur les plages, il n'y a personne...
l'ile est parsemee de petits villages de pecheurs. Les femmes reparent les filets de peche, les enfants jouent dans le sable, les poules se promenent...on ne croise aucun touriste. On rentre vers 16h, ravis de notre petite balade.

Decidement, ces 2 jours sont passes bien vite sur cette ile. Ca nous a fait du bien de nous reposer, de nous baigner sur de superbes plages. Mais 2 jours nous suffisent, plus, on se serait ennuyes. Aurions-nous la bougeoette ?

 

Jeudi 1 decembre 2005 - Manille (Ile de Luzon)
 

Bateau jusqu'a Maya, puis bus jusqu'a Cebu City. Cette fois-ci pour se rendre a Manille, on choisit l'avion car on commence a etre a court de temps (plus qu'une semaine aux philippines sinon on aurait besoin d'un visa). On profite du temps d'attente a l'aeroport pour commencer a organiser les choses: on reserve l'hotel ce soir (le meme qu'a notre arrivee), ca evitera de chercher un hotel a 19h quand la nuit est tombee et on reserve le bus de demain pour Banaue, au nord de l'ile de Luzon (la plus importante des iles des Philippines par la taille).
Banaue est repute pour abriter les fameuses rizieres en terrasse, construites il y a 2000 ans et qui seraient, dit-on, parmi les plus belles du monde. On les qualifie meme de “8eme merveille du monde”. On est impatients de voir ca par nous meme...

on telephone a philippines airlines pour faire changer notre date de billet d'avion de retour au 8 decembre (au lieu du 5) pour Hong Kong. C'est bizarre, on n'est pas vraiment presses de rentrer en Chine... d'ailleurs, on pense serieusement a revoir l'itineraire en Chine a la baisse...

le soir, en cherchant un internet cafe, on se fait aborder par 2 philippins, un jeune homme et une jeune fille qui engagent la conversation rapidement et nous conseillent sur l'itineraire pour la fin de notre sejour. Ils proposent qu'on les accompagne ce soir pour boire un verre au front de mer. Malgre leur amabilite, on decline leur invitation en pretextant qu'on est fatigue et qu'on part tot demain.
En realite, on ne peut s'empecher d'etre sur nos gardes. Notre suspicion est-elle fondee? On ne le saura jamais. C'est bete, peut-etre sommes-nous trop mefiants, mais bon, dans le doute, comment le savoir?
Ils ne semblent pas mecontents de notre reaction et nous laissent leur e-mail.

Quand on est un “touriste”, il n'est aps toukours facile de savoir quelle attitude adopter. En etant trop mefiants, on manque surement des occasions. En meme temps, il ne faut pas etre trop naifs non plus... a mediter!

 
 

Vendredi 2 decembre 2005 - Manille (Ile de Luzon)
 

Aujourd'hui, on a un peu rate notre journee. On a quitte l'hotel ce matin pour se rendre au terminal de bus afin de prendre le bus de 10h pour Banaue (il y en a un par jour). Seulement, on a vite dechantes en s'apercevant que le bus partait bien a 10h, oui, mais 10h du soir!!! ce qui etait une tres mauvaise surprise!
Depites, nous avons ete obliges de revenir deposer nos bagages a l'hotel. L'apres-midi, on en a profite pour visiter la vieille ville de Manille appellee ville intra-muros. En effet, la vieille ville a toujours des remparts datant du XVIIeme siecle. Il y a le fort Santiago, bati par les conquistadors espagnols, bordant la riviere Pasig, et qui a servi de base militaire aux americains, ainsi qu'aux japonais, lors de leur occupation pdt la 2eme guerre mondiale.

Dans l'enceinte du fort, il y a un donjon ou il est dit qu'on trouva 600 corps d'hommes et de femmes tortures et assassines par les japonais.. ca fait froid dans le dos! Une croix commemorative rapelle ce douloureux souvenir.
Un des batiments est dedie au Dr Jose Rizal, un heros national philippin, auteur de nombreux ouvrages anti-colonialiste et donc evidemment execute pour cette raison par les espagnols dans l'enceinte meme du fort en 1896, a l'age de 35 ans. Ce qui a fait de lui un martyre. Cet homme, eminament intelleigent avait parcouru toutes les grandes villes europeennes ainsi que les etats-unis et parlait, en plus de sa propre langue, 7 autres langues.
Une des salles du musee est empli de citations de ses livres ou d'extraits de lettres evoyees a ses amis ou sa famille et qui sont traduites en plusieurs lngues dont le francais, pour notre plus grand bonheur.
On peut egalement voir la celleule ou il a passe sa derniere nuit avant son execution et ou il a redige un poeme d'adieu, d'ailleurs tres emouvant, qu'il a cache dans une lampe.

Puis on a jete un coup d'oeil a la cathedrale de Manille, en fait totalement detruite pendant la 2eme guerre mondiale et reconstruite en 1951. enfin, une petite visite a la casa Manilla, maison coloniale espagnole completement renovee et meublee de facon tres agreable.

A 20h30, on part de nouveau pour le terminal de bus pour prendre le bus de 10h pm(!) pour Banaue. Il y a foule au guichet. On a bien fait de reserver. On apercoit pas mal de touristes, d'ailleurs, on en a jamais vu autant concentres au meme endroit aux Philippines.
A 21h50, on n'a toujours pas vu notre bus, le n 125. apres s'etre de nouveau renseignes, nous apprenons que le numero de notre bus a change! Comme quoi, il faut tjs rester vigilant. Ca aurait ete le comble si on avait manque ce bus!

Le bus est plein de routards. Pres de nous monte un couple de routards francais. On lie rapidement connaissance. Yvan et Valerie font egalement un tour du monde mais de 6 mois et il leur reste 1 mois1/2: Bresil, Bolivie, Perou, Polynesie, iles Cook, Nouvelle-Caledonie, Nouvelle-Zelande et maintenant Philippines. Apres ils se rendent en Thailande et au Cambodge.
Leur itineraire est assez differents du notre, ils passenr plus de temps dans le pacifique.

Quand on pense au mal qu'on a eu pour selectionner un itineraire sur 1 an, on imagine sans mal comme ca doit etre difficile pour 6 mois...
dans le bus, la climatisation est poussee a fond, ca nous rapelle les bus de nuit au Mexique, il y a un an. Sauf que la, forcement on a prevu le coup: double polaire, bonnet, chaussettes... on a tout l'attirail! Et meme avec tout ca, c'est juste. Le nuit se passe comme une nuit dans le bus... sommeil, reveil, sommeil, reveil... Vincent a plus de mal a dormir car, n'ayant pu mettre les sacs dans les coffres, ceux-ci sont dans l'allee centrale du bus, et il a peurd'un vol durant la nuit.

 

Samedi 3 decembre 2005 - Luzon Nord - Hapao et Banaue
 

Arrivee du bus a 7h a Banaue. On n’est pas hyper frais. Yvan et Valerie ne restent pas sur Banaue et veulent partir pour Batad, un petit village au milieu des rizieres. Comme on ne veut pas se separere comme ca, on decide de prendre le petit dejeuner ensemble. On papote. On parle de nos tours du monde respectifs, comment l’idee nous est venue, comment ont reagi nos familles…
Nos histories e ressemblent.
On se dit au revoir, on echange les e-mails. On pose les sacs a l’hotel ou la fille des proprio est adorable et nous donne plein d’infos sur les sites a voir. Pour ne pas perdre notre journee, on part tout de suite en excursion en tricycle voir les rizieres de Hapao et celles de Banaue. C’est tres joli meme si ce n’est pas la meilleure saison pour les voir car le riz est en train d’etre repique, donc les rizieres ne sont pas tres vertes. Mais ca fait son petit effet quand meme…

De retour a l’hotel, nos paupieres sont Lourdes. On fait un petit somme bien merite. On se reveille a 19h, affames… dehors, la ville est plongee dans le noir. On est bien content d’avoir notre lampe! Au resto, on reconnait dans le fond de la sale un jeune couple de canadien avec qui on avait echange quelques paroles la veille dans le bus, mais qui avaient du changer de bus precipitament.
On peut faire plus ample connaissance. Ils sont de Montreal au Quebec. En fait, Nicolas est aux Philippines depuis 3 mois car il y fait sa these pour sa maitrise de geographie et Daniele, sa copine, l’a rejoint depuis 1 mois.
On passé une tres agreeable soiree car ils sont tres sympathiques et tres droles. Les qubequois sont des gens adorables, on en a confirmation. Ils partent demain pour Sagada, un petit village dans lequel on desirait egalement se render mais qui necessite 2 jours et on manqué de temps.

On a choisi de partir demain pour un trek de 2 jours avec notre chauffeur de tricycle de ce matin qui nous servira egalement de guide. On laissera nos gros sacs a Banaue, a l’hotel.

 

Dimanche 4 decembre 2005 - Luzon Nord - Cambulao
 

Reveil difficile a 6h. on aurait bien dormi plus. Mais il faut commencer tot le trek pour avoir une temperature plus fraiche. Un bon petit dej et c’est parti pour 3h30 de marche. Le chemein n’est pas trop difficile. Les paysages nous menant au village de Cambulao sont sympas mais pas exceptionnels. C’est la 2eme partie de la marche qui devrait etre la plus belle.
A 12h, on arrive a Cambulao, situe en contrebas des rizieres et pres d’une riviere. On grognote des chips au Riverside Inn, une petite guesthouse sans pretention qui fait aussi office d’epicerie du village.

C’est une famille qui tient cette guesthouse. Les 2 parents n’etant pas la, c’est Jenny, une de leurs filles, agee de 25 ans qui nous accueille. Notre “guide” commence a nous taper sur le systeme. Avant de partir, il nous a demande de lui achete une bouteille d’eau, l’a porte au debut, puis a la fin d’une pause nous a retorque “prenez votre bouteille d’eau”. Alors qu’on avait pas de place pour la prendre, nos 2 sacs a dos etant complets, et que lui-meme ne portait rien, meme pas ses cigarettes qu’il nous avait confieees. Quell muffle!

Ensuite, il ne nous attendait jamais pour marcher ce qui fait qu’on avait vraiment l’impression de faire ce trek tous seuls. Vers 11h, il a commence a nous presser pour marcher, sans doute car il avait hate de manger, a nos frais cela va sans dire… A 13h, notre grignotage termine, on s’apprete a se remettre en route lorsque la pluie se met a tomber, un veritable deluge. On patiente 1h, 2h. la pluie s’arrete, on se remet en marche après avoir dit au revoir a la sympathique Jenny, visiblement soulagee de voir partir notre guide qui la draguait et la saoulait, nous semble-t-il.

Après 5 min de marche, de nouveau des trombes d’eau s’abbatent sur nous. On rebrousse chemin a la guesthouse ou l’on rejoint Jenny. Tant pis, on passera la nuit a Cambulao au lieu de Batad et on repartira demain en esperant que le temps soit plus clement. On se reveille affames après notre sieste. Il est 17h, la nuit tombe et le village est plonge dans le noir.
Il n’y a pas d’electricite dans la guesthouse, on s’eclaire a la bougie et pas d’eau courante dans la maison, juste un petit robinet dehors. Jenny nous prepare le repas: legumes et riz bio provenant de leur rizieres. Sa petite soeur est trop mignonne et n’arrete pas de nous sourire, nous chante des chansons en anglais apprises a l’ecole accompagnee d’une de ses amie. On lui montre nos photos sur l’ecran de l’appareil numerique, elle est ravie.

 

Lundi 5 decembre 2005 - Luzon Nord - Batad
 

La journee commence mal. Après le petit dejeuner, le guide nous dit qu’il s’est trompe dans le prix qu’il nous avait dit car il n’avait compte qu’1 journne de guide au lieu de 2. on n’en revient pas de tant de culot. Ce qui ferait passer le prix de 1100 pesos a 2000 pesos. On refuse en bloc. S’il a fait une erreur, c’est son probleme. S’ensuit une interminable discussion de prix, de plus en plus glauque….
Finalement on se met d’accord sur 1400 pesos et pas un copec de plus. Deja qu’on ne pouvait plus le voir en peinture le guide, mais la, c’est le ponpon! Quand on va pour regler Jenny, on s’apercoit que le prix de la chamber est 2 fois plus eleve que ce qu’elle nous avait dit, soit 400 pesos au lieu de 200. elle s’explique en arguant que c’etait 200 pesos par personne. On la regarde, incredules. Meme elle qu’on avait trouvee si sympa, elle nous poignarde dans le dos?
On est furieux et on lui lui repond qu’on va payer certes, mais que ca fait bien cher pour une chamber sans eau ni electricite et qu’a ce prix la, on a eu une chamber tout confort avec salle de bain a Banaue. Elle semble gene. Tant mieux.

On lui en veut de se comporter comme ca après la bonne soiree qu’on a passé ensemble hier. Comme c’est desagreable de ne representer que de l’argent.. vraiment, on est decus. On quitte la guesthouse. Pour ajouter a notre malchance, la pluie se met a tomber. Le chemin de debut serpente au milieu des rizieres, de petites pierres glissantes separant le vide sur notre gauche des rizieres boueuses a droite. Je suis hyper stressee car j’ai peur de tomber. Vincent se debrouille mieux mais n’est pas tres a l’aise non plus.

En peu de temps, on est trempes jusqu’aux os. On ne supporte plus du tout notre guide, il ne nous aide que rarement, ne se propose pas pour porter un de nos sacs et ne nous attend pas sur le chemin. Somme toute, on a vraiment l’impression de faire ce trek tous seuls et on se demande bien pourquoi on a pris un guide. Il ne nous sert a rien, sauf a perdre notre argent. On fulmine.
Les paysages sur la route sont magnifiques mais on n’en profite peu sous la pluie et on est tellement trempes qu’on ne pense qu’a finir cette marche au plus tot. plus le temps passé et plus on deteste notre guide, enfin guide est un bien grand mot.
Des fois, il nous dit “be careful. It’s dangerous.”. et sur ce, il se casse et on ne le revoit plus pendant 30 min. on mettra un peu moins de 6h a arriver au point de RDV avec le tricycle pour une marche qui se fait normalement en 4h… on est fatigues, trempes et tres tres enerves. C’est vraiment dommage pour nous qui faisons peu de trek. Arrives a notre hotel, on donne son argent a ce maudit guide et on tourne les talons sans un mot.

On raconte notre mesaventure a la fille des patrons, charmante, qui a l’air de prendre les choses tres au serieux. Elle note tout ce qu’on lui dit et declare qu’elle fera son possible pour qu’il n’ait pas sa license de guide qu’il convoitait. Bien fait pour lui. Il n’aurait que ce qu’il merite…
On passé des vetements secs et on va dejeuner. l’apres-midi., on se laisse tenter par quelques jolis statuettes en bois qui sont la specialite de la region.
A 18h, on reprend l’autobus direction Manille.

 

Mardi 6 decembre 2005 - Manille
 

Petite journee tranquille a Manille: lessive pour essayer de recuperer les vetements utilises pendant le trek qui sont dans un etat pitoyable.
Puis on se rend a la poste faire un colis par avion aux parents ( environ 40 euros pour 5 kg par avion). On renvoie notamment notre Archos qui avait rendu l’ame au Tibet, notre guide des Philippines, notre 1er journal de bord, et les souvenirs du Tibet et des Philippines.
Puis remise a jour du site internet qui 3 sem de retard.

 
 

Mercredi 7 decembre 2005 - Manille
 

On voulait aller visiter le musee natinal mais decidement impossible de se motiver a Manille… on regretted de ne pas avoir plutot choisi ce jour pour prendre notre avion de retour sur Hong kong.


 
Par sms au +336 07 47 54 00