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Chine du Sud
 

Jeudi 8 decembre 2005 - Macao
 

Les Philippines nous ont bien plus, malgre nos aventures a Banaue, et pourtant nous sommes heureux de changer de pays, meme si c’est la Chine!
Comme on a calcule notre timming trop juste ce matin et qu’on s’est reveille en retard, on est tout stresses dans le taxi qui nous amene a l’aeroport, en voyant les bouchons. Mais notre vol de 10h pour Hong Kong a ete retarde a 10h45, donc tout se finit bien.

A l’aeroport, on repond a une enquete menee par le bureau du tourisme et on gagne 2 magnifiques portes-clefs! Arrives a Hong Kong, on prend un bus qui nous amene directement de l’aeroport au terminal de ferry pour Macao. Sitot achete notre ticket et la douane passee, on est dans le superferry Turbo Jet qui fait la traverse en 1 heure pour Macao.
Puis de nouveau on passé la douane. Et un autre tampon sur notre passeport! Le bus nous depose devant le Largo Senado, en plein center-ville a 2 rues de notre hotel. Notre quartier est tres sympa, anime et central. C’est parfait! Dans notre rue, les maisons sont basses, beaucoup sont rouges avec des ecritures en chinois et en portuguais. Les boutiques vendent une espece de pate rouge et fine, vendue par carre: il s’agit de viande de boeuf ou de porc seche, confites avec du sucre. Pas tres tentant…
Dans des aquariums, de gros poissons nagent, attendant d’etre choisis par les clients des restaurants.

 

Vendredi 9 decembre 2005 - Macao
 

Macao est une ville interressante car s’y melangent les influences chinoises et portuguaises. En effet, Macao est une ancienne colonnie portuguaise habilement gagnee par ces derniers au XVIeme siecle pour avoir aide la Chine a se debarrasser d’une bande de pirates. Malins ces portuguais!
On imagine alors la prosperite de cette ville de 6 km2 (seulement!) qui aura, pendant plus de 100 ans, le monopole du commerce entre la Chine et l’occident (rappelons que l’ile de Hong Kong ne fut cedee aux anglais qu’en 1841…). Ce qu’on sait moins, c’est que Macao fut aussi la principale base de mission des jesuites en Asie. Malins ces jesuites!

Les chinois ont recupere Macao en 1999, soit 2 ans après Hong Kong. Que reste-t-il aujourd’hui du passé portuguais de Macao? Tout d’abord, le chinois et le portuguais sont langues officielles et nous devons avouer que cela nous a bien aide pour visiter et nous deplacer, car sans parler portuguais, les mots secomprennent facilement.
Macao est egalement une ville ou il fait bon flaner (surtout quand il fait 20 degres….), emplie de belles eglises et de batiments coloniaux a arcades, et aux dous tons pastels ocre, vert anis, rose et abricot, de jolies places avec des fontaines et une certaines nonchalance qu’on pourrait qualifier de mediterraneenne (avis a tous nos amis de Marseille…).

Pour ce 1er jour de visite a Macao, nous avons axe notre visite sur le center de le peninsule: le Largo Senado, place centrale de Macao, bordee de batiments a arcades charmants et d’une fontaine centrale transformee pour l’occasion en sapin de Noel.
Puis l’eglise Sao Domingos avec une belle façade baroque jaune et blanche et don’t la statue de la vierge a l’enfant est portee en procession a travers la ville le 13 mai (fete portuguaise de Notre Dame de Fatima).

Enfin nous accedons a l’eglise de Sao Paulo, embleme de Macao. Je dis eglise mais je devrais plutot parler de ruines car en fait il ne subsiste que la façade, le reste ayant completement brule dans un incendie de 1835. cette eglise fut batie en 1594 par les jesuites pour la formation des missionnaires. La crypte abrite les reliques des 1ers martyrs chretiens du Japon.
Une petite allee sur la droite monte vers le fort de Sao Paulo de Monte erige par les jesuites au XVIIeme et qui sauva Macao au cours d’une attaque hollandaise en 1622. en effet, un jesuite italien tira un habile coup de canon sur la reserve de poudre des assailants qui avaient jusque la l’avantage. Ceux qui survecurent durent batter en retraite. Plutot rigolo, non?

Le Fort abrite desormais le formidable Musee de Macao, tres didactique qui retrace le passé de la ville de Macao, depuis le neolithique jusqu’a present. De nombreux parralleles sont faits entre culture chinoise et portuguaise: cuisine, mode, bateaux, religions, habitations. Il y a beaucoup de reconstitutions d’interieurs de maisons, des costumes portuguais et chinois, des maisons miniatures. Le musee, moderne, mele tous les types de supports: papiers, objets, videos, ordinateurs, hologrammes , audio… on y apprend comment se faisait le commerce de la soie… vraiment passinnant.

Petite détente dans le jardin de Camoes ainsi nomme en memoire du grand poete portuguais qui aurait vecu a Macao pendant son exil. En descendant vers la pointe de la peninsule, on decouvre la ravissante place Santo Agostino, bordee par l’institut de la Culture de Macao dans une belle demeure coloniale aux tons jaunes, par le seminaire San Jose vart anis et la jolie eglise Santo Agostino, helas en restauration.
C’est en fin d’apres midi, alors que le soleil de cline, que nous arpentons la belle Praia Grande, gigantesque avenue longeant un des 2 lacs artificiels.

 

Samedi 10 decembre 2005 - Macao
 

A l’extreme sud de la prequ’ile de Macao trone le temple de A-Ma, tel un phare. Construit au XIVeme siecle, il est consacre, comme son nom l’indique a la deesse A-Ma, protectrice des pecheurs (aussi connue sous le nom de Tianhou ou Mazu dans d’autres regions de Chine).

Pour la legende, A-Ma naquit en 960 dans la famille d’un pauvre pecheur chinois d’un lotus bleu oofert par une deesse. Elle avait des visions et un jour, restee a la maison, elle vit en pensee son pere et ses freres parties pecher, aux prises avec une tempete effroyable. Tandis que son “esprit” s’avancait sur les flots pour les ramener a bon port, en tyrant sur les cordages, sa mere fut effrayee de la trouver assise et comme absente, pale comme une morte.
Elle secoua sa fille pour la reveiller et du meme coup, interrompit le sauvetage en reve: A-Ma n’eut pas le temps de sauver son pere qui perit en mer. Elle mourut quelques temps après, en 987. puis les miracles commencerent :elle apparaissait aux equipages en danger sous des traits humains, flottant sur un nuage au milieu des vagues dechainees ou brillant en haut du mat.

Son culte se propagea lentement et fut reconnu par les empereurs chinois qui firent d’elle une “imperatrice celeste” (tianhou). On dit que A-Ma, se faisant passer pour une jeune fille sans resource, aurait fait escale sur la peninsule de Macao qui prit ainsi le nom de A-Ma Gau cad “la baie de A-Ma”, rebaptisee plus tard Macao par les portuguais (vous suivez?).
Le bateau, sculpte sur un rocher, a l’entrée du temple, represente le vaisseau qui aurait amene la deesse.
A l’interieur, le temple est tres actif, rempli de chinois deposant des tiges d’encens et des offrandes, plus ou moins curieuses: des sacs d’orange (laisses dans leur sachet en plastique), une poule deplumee et entiere. Et que dire de ces curieuses bassines remplis d’eau et de plantes ou les chinois deposent des billets et se trempent les mains? L’eau a surement un rapport avec la mer, certes, mais tout ca nous semble tres obscur a nous, pauvres occidentaux…

Pres du temple se trouve le sympathique musee maritime averc ses maquettes de bateau et pleins de docs nous expliquant les grandes fetes chinoises se rapportant a la mer.
On se fait plaisir en dejeunant dans un resto portuguais tres connu, Lorcha. Ces petites sardines grilles, un vrai delice, et cette soupe de poisson…
En penetrant dans le jardin de Flora, nous prenons le telepherique, d’ou on decouvre une belle vue sur Macao, et après quelques minutes de marche, nous atteignons le Fort de Guia bati en 1637. on y trouve un phare datant de 1865, le plus ancien de la region, d’ailleurs toujours en activite.
Pres de lui, une curieuse chapelle nommee Notre-Dame de Guia (1590) au seuil de laquelle est gravee dans le sol une intriguante inscription :” ci-gisent les restes de Christ., par accident, car son corps n’a pas merite l’honneur d’un tel sepulcre!”. Nous qui venons de lire le Da Vinci Code, nous voile deja parties dans notre imagination galopante…

La nuit commence a tomber, on se depeche pour arriver au temple de Kun Iam avant sa fermeture, in extremis. Ce temple est dedie a la deesse bouddhique de la Misericorde Guanyin (Kun Iam en cantonnais) et est le plus grand et le plus vieux de Macao.
On prend un bus pour revenir dans le quartier de notre hotel mais on se gourre de direction. Quand on pense, qu’ici, tout est raduit en portuguais, on se dit que ca promet pour le reste de la Chine, quand il n’y aura plus que des ideogrammes et personne pour parler en anglais…

 

Dimanche 11 decembre 2005 - De Macao a Guilin
 

On attrape un bus pour la frontiere avec la ville de Zhuhai. Les formalites de douane se passent sans probleme et il est 12h quand on penetre “vraiment en chine’. Plus personne ne parle anglais…
On ne sait comment on finit par trouver la gare routiere et on reusiit a acheter 2 billets pour Guilin a 18h30. on ne rafole pas des bus de nuit mais de toute facon, c’est le seul bus qui existe pour Guilin, de Zhuhai, alors…
Au guichet, la vendeuse chinoise ne parle pas un mot d’anglais. On dit juste “Guilin” et on montre 2 avec nos doigts. Elle nous tape le prix sur la calculatrice. Vive la communication!

On a un peu de mal a se reperer dans cette ville, pas tres interressante comme la majorite des villes frontiers. Dommage pour nous, le seul café internet indique dans le guide a ferme et on n’en trouvera pas d’autres. Une surprise nous attend a la gere routiere. On imaginait notre bus comme un vieux tacot, avec la clim a fond, sans aucune chance pour nous de fermer l’oeil de la nuit.
En realite, notre bus est moderne et ultra confortable et quelle n’est pas notre tete de decouvrir des lits avec oreillers et couverture. On nous remet une bouteille d’eau et un sachet pour mettre nos chaussures et on nous montre, sous les matelas, un emplacement pour les y placer. Et pas de clim a fond! Il fait bob dans le bus, Presque douillet, chouette!

 

Lundi 12 decembre 2005 - Guilin
 

On arrive a 8 heures a Guilin sous un ciel bleu. On a encore perdu 10 degres en temperature par rapport a Macao. Dur, dur! On galere un peu pour trouver notre hotel qui a change de place. Un vieu chinois sur ron velo s'arrete pour nous aider. Il parle quelques mots d'anglais (incroyable).
On est recompense de nos efforts par la jeune fille a la reception, adorable.

Tout le monde, inconsciement, connait Guilin car ses paysages font partie des lieux les plus connus en chine. En effet, qui n'a jamais vu ces belles estampes chinoises ou l'on peut admirer de magnifiques eperons rocheux s'elevant gracieusement vers le ciel et ou serpente une riviere ? Un poete chinois ecrivait, il y a mille ans, en contemplant ce spectacle:"La riviere est un ruban de soie vert et les montagnes s'elencent telles des aiguilles de jade".

On se rends a la grotte des flutes de roseau. Il sagit d'une grotte sousterraine dont l'entree etait masque par des roseaux, d'ou le nom.
L'entree (60 Yuans) nous semble chere mais la visite vaut le coup. Une extraordinaire succession de stalactites et de stalagmites, sous des eclairages multi-colore intelligement places, nous laisse stupefait. On se croirait sur une autre planete ou un film de science fiction.

Une salle denommee "Palais de cristal du roi dragon" de 200 m de long est le clou du spectacle : on y voit un decor extraordinaire representant, pour les chinois, un panorama nocturne de la ville de Guilin se refletant dans les eaux du Lijang, dans des couleurs bleu nuit. Reellement stupefiant. On dit que cette salle peut contenir plus d'un millier de personnes et qu'elle fut utilisee comme abri anti-aerien durant la guerre sino-japonaise.

Puis visite de la colline en trompe d'elephant (Xiangbi Shan) ainsi denommee en raison de sa forme evoquant un elephant buvant l'eau de la riviere Lijang avec sa trompe.

Pour la legende, on dit que cet elephant faisait partie de la suite de l'empereur de Jade, qui voyagea en grand apparat dans le sud de la Chine, detruisant sur son passage tout ce qui le genait dans la progression de son imposant cortege. Le pachyderme, qui transportait une jarre pleine de joyaux, tomba malade alors qu'il traversait la region et, juge desormais inutile, fut abandonne sur place. Un vieil homme s'emut de son sort, le recueillit et le soigna.

En remerciement de ses bons soins, l'elephant aide le vieillard a rebatir son village, detruit par le passage imperial. Lorsque l'empereur Celeste apprit la nouvelle, il entra dans une rage folle et envoya un detachement punir cet elephant qui s'interressait trop au sort des hommes. L'animal se defendit avec courage pendant plusieurs jours et fut tue par traitrise, alors que, epuise, il plongeait sa trompe dans la riviere Lijang pour se desalterer, un soldat lui enfonca son epee jusqu'a la garde dans le dos. Et c'est ainsi que l'elephant est reste...

Pres de la colline, il y a un petit parc rempli de sculptures contemporaines representant un homme et une femme, tres rigolotes.

En sortant de l'hotel pour aller diner, on se fait aborder par de jeunes chinois dans une galerie d'art. Ils nous informent que le restaurant que nous avons choisi dans notre guide a ferme ses portes. L'un deux nous propose de nous en indiquer un autre, "pas cher". Ce jeune homme, "Colin" de son nom anglais (en realite Weng), est tres sympa, et parle bien anglais. Mais on est sur la defensive. Pourquoi est-il sympa?

Il nous accompagne au resto, boit un the, fait la traduction en chinois pour nous. Il a une petite agence de voyages mais n'insiste pas pour nous vendre quelque chose. On est scotche.

La chambre d'hotel n'est pas chauffee. On est gele et on enfile collant, polaires, chaussettes en plus des 2 couettes. Ca nous rapelle le Tibet...

On realise qu'a Pekin, il va faire encore plus froid, entre -10 et 0 degres, alors qu'ici on a deja froid...
Le probleme, c'est qu'on ne se rechauffe a aucun moment: il fait froid dans l'hotel, froid dans la rue, froid dans les restaurants (non chauffes et portes ouvertes donc on garde nos manteaux, comme les chinois d'ailleurs...), froid dans la rue. On a mis tous nos vetements chauds sur nous.

On reflechit beaucoup sur la suite de notre itineraire a cause du climat pas tres engageant au nord de la Chine. On hesite a enlever tout l'itineraire nord (environ 1 mois de circuit) et a descendre directement vers le Sud, dans la province du yunnan, puis vers le Laos.

Avec le temps gagne, on pourrait ajouter un autre pays. On pense a l"Inde, notamment l'Inde du Sud. Le choix est difficile. D'un cote, on est en Chine, on a galere pour avoir notre visa, on a tous les guides de Chine et une coisiere qu'on voulait faire ne sera plus realisable plus tard a cause de la realisation d'un barrage. Mais le temps risque d'etre extremement rigoureux, pouvant "gacher" nos visites, penible a la longue et on en aura peut etre assez de la Chine dans un mois et contents de changer de pays.
d'autant plus que Pekin etant futur ville olympique, il doit certainement y avoir des travaux. on nous a notamment dit que la cite interdite etait en restauration.

D'un autre cote, il y a l'attrait de l'Inde, la gentillesse de ses habitants, dont la plupart parlent anglais, la cuisine excellente (mais si, ca compte aussi!) et le fait qu 'on y sera en tres bonne saison (saison seche, temperature agreable). Niveau cout ca revient au meme car , meme si on doit ajouter le prix d'un billet d'avion Bangkok-Bombay AR , comme le niveau de vie est inferieur, ca compense.

Decision difficile... On arrete pas de retourner la question dans tous les sens, mais sans arriver a conclure...

 

Mardi 13 decembre 2005 - Guilin
 

On est reveille tot mais impossible de sortir de sous la couette. Il fait trop froid..

Dans la rue, un jeune chinois a bicyclette nous aborde. Il parle bien anglais et est tres sympa. Decidement, on n'y comprend rien. On croyait que les chinois n'etaient pas sympas et depuis qu'on est dans cette ville, c'est tout le contraire.

Surement qu'il veut quelque chose. Mais non, en fait. On voulait commencer par la visite d'un parc, mais il nous indique un pic a faire selon lui en priorite, alors qu'on avait prevu de le faire en fin de journee. on suit son conseil et il nous accompagne car il habite pres de la-bas. Il nous laisse a l'entree et nous propose de boire un the plus tard avec lui. On fixe le RDV a 17h30 a notre hotel.

Le pic s'appelle Duxiu Feng ou pic de l'elegance. Pres de lui s'eleve l'ancienne residence princiere (Wang Cheng), en fait detruite plusieurs fois et donc plus tres ancienne, servant actuellement de musee (nul, tout en chinois...). La vue du haut du pic est sympa mais pas exceptionnelle. On est decu.

On se dirige ensuite vers le Diecai Shan ou colline du brocart plisse, ou on pique-nique. Pendant l'ascension, on traverse la grotte Ventee, tunnel naturel rejoignant l'autre versant de la colline et dont les parois sont taillees de steles et de reliefs bouddhiques dont le poeme suivant: "on sort d'ici comme on sort d'un reve". Voila qui est joliment dit!
La vue sur Guilin et ses reliefs karstiques est magnifique. On adore.

On rejoint ensuite la colline de Fubo, ainsi baptisee a la memoire d'un general surnomme "le dompteur des flots" (fubo) pour avoir vaincu une rebellion au Vietnam avec une flotte de 2000 jonques. La colline esr traversee par la grotte de la perle restituee dont les parois sont sculptees de reliefs bouddhiques. On dit que jadis, un dragon egayait ses vieux jours en jouant avec une perle d'un eclat si pur qu'elle illuminait tout l'antre. Un pecheur, intrigue par la lumiere, osa y penetrer, s'empara de la merveille, mais, pris de remords, la restitua. D'ou le nom...

Du sommet de la colline, le panorama est egalement superbe et on a en prime le coucher du soleil...

De retour a l'hotel, on retrouve le jeune chinois. Vincent est sur la defensive. Est-il prudent de suivre ce jeune homme que l'on ne connait pas? D'un autre cote, ca peut-etre une experience interressante. Il nous emmene chez un de ses amis qui tient une boutique de the. Celui-ci, bien que jeune (30 ans environ) a perdu une bonne partie de ses cheveux et a laisse pousse les autres jusqu'aux epaules. On le croirait sort d'un film de cape et d'epee chinois!

La ceremonie du the est tres interressante et tres rituelle. On deguste 3 thes successivement dans de petites coupelles. On nous exlique qu'il faut "aspirer" le the, comme pour le vin remarque Vincent! On est enchante. On achete 100g d'un the qu'on a trouve excellent pour notre consommation personnelle car il y a des theieres electriques dans presque toutes les chambres d'hotel.

 

Mercredi 14 decembre 2005 - Croisiere sur le Lijang
 

On a reserve aujourd'hui pour une croisiere sur la riviere Lijang qui doit nous mener de Guilin a Yangshuo. En plus, on a eu un prix "chinois": 230 yuans au lieu de 450 normalement pour les touristes. Ce qui implique bien sur d'etre sur un bateau de touristes chinois, avec un guide chinois.

Apres une heure de bus et un arret "par hasard" de 30 minutes dans un enorme magasin de bijoux, on arrive a l'embarcadere et on grimpe dans le bateau. On est les seuls occidentaux.

Les chinois se mettent tous a manger et le guide a parler, parler... sans s'arreter. C'est sur, on a voulu payer un prix chinois, il va falloir assumer! Et jusqu'au bout!

Une serveuse passe prendre les commandes pour le dejeuner. La carte est en chinois... Un chinois d'une quarantaine d'annees vient a notre secours. Il parle un peu anglais. Il nous traduit les plats: "fish cat', et le voila a mimer un chat qui bondit en miaulant pour etre sur qu'on a bien compris. puis "egg" et il mime un oeuf qu'on casse dans une poele.... On a envie de rire!!!

Ensuite, il nous dit en anglais les prix des plats "thirty", "fourty"... alors qu'ils sont ecrits en chiffre et qu'on les comprend tres bien, mais impossible de l'arreter une fois qu'il est parti1 Il nous lira comme ca tout les prix du menu!

Dehors, le spectacle est tres impressionnant: des myriades de collines viennent mourir doucement sur la riviere. Elles semblent s'etendre a l'infini et les plus lointaines se fondent dans la lumiere. Tout ca sous un magnifique soleil et un ciel sans nuage.

A plusieurs reprises, de petits radeaux en bambous viennent s'accrocher aux bateaux. Ce sont des vendeurs de jade pour la plupart: statues, bijoux.... Ils reperent les bateaux et s'elancent, s'accrochent a l'un deux puis attendent le suivant. On arrive a Yangshuo, petit bourg tranquille situe dans un des meandres du Lijang. Un chinois sympathique nous aide a trouver notre hotel. Decidement, il faudrait que l'on revoit notre jugement sur les chinois. . On a peut etre ete un peu dur... Finalement on a l'impression que tous les chinois qui parlent anglais viennent nous parler. Ou peut etre est-ce parce que nous sommes en Chine du Sud, region moins touristique que le Nord? En tout cas, depuis 3 jours, on va de surprise en surprise...

A l'hotel, notre chambre nous semble un vrai palace: magnifique deco, baignoire, balcon, lecteur de DVD, internet gratos... tout ca pour 100 yuans par nuit (10 euros). Et surtout, surtout : LE CHAUFFAGE dans la chambre!!! Un vrai miracle! Adieu double polaire et bonnet! Pour la peine, on pique-nique dans notre chambre en mattant le DVD de Bridget Jones.

 

Jeudi 15 et Vendredi 16 decembre 2005 - Yangshuo
 

Yangshuo est un petit bourg tres attachant ou nous passons 2 jours tranquilles a nous requinquer. Petits restos sympas, marches typiques.

On en profite pour flaner et faire quelques achats: on craque sur une magnifique estampe et une calligraphie, ainsi que des tampons chinois faits a nos deux noms et surmontes d'un serpent et d'un dragon, nos 2 signes astrologiques chinois.

Une fois passee la rue touristique des hotels et boutiques pour touristes, on decouvre des petites rues typiques aux maisons basses et ou se deroule toute une foule d'activites: les couturieres avec leur machine a coudre a pedale, les vendeurs de bambous, des papis havilles a la mao....

Et de temps en temps, un piton rocheux s'eleve, comme sorti de nulle part.

 

Samedi 17 decembre 2005 - De Yangshuo a Sanjiang
 

On quitte notre merveilleux hotel avec regret pour aller rejoindre la region des Dong, une des minorites ethniques de la Chine du Sud les plus connues. On prend un minibus pour retourner sur Guilin, puis un bus pour aller a Longsheng et on enchaine avec un autre bus pour Sanjiang, ville sans interet mais qui nous permettra d'aller visiter les environs.

On arrive a Sanjiang a 19h, la nuit est tombee. Aucun plan de la ville dans notre guide, pas d'hotel conseille.... C'est la 1ere fois que ca nous arrive depuis le debut du voyage. On se sent un peu paumes et on ne sait pas ou aller. On deambule dans les rues en cherchant un hotel, qu'on ne trouve pas...

Finalement, on se decide a aborder une chinoise et on pointe le doigt sur le mot hotel. Elle nous indique une direction et on trouve enfin un hotel, et chauffe en plus. Alleluia!

 
 

Dimanche 18 decembre 2005 - Chengyang
 

Attendant un bus a la gare routiere pour se rendre a Chengyang, on se fait aborder par une jeune chinoise, tres sympathique qui parle tres bien anglais . Elle nous indique un autre endroit en ville d'ou prendre un minibus pour se rendre a Chengyang et decide meme de nous le montrer elle-meme.

Apres 20 minutes de route, on arrive a Chengyang, petit village Dong celebre pour son pont du vent et de la pluie. Je dis village de Chengyang mais je devrais plutot dire les villages de Chengyang car en fait, il y en a 8, egrenes entre des collines, perdus au milieu de rizieres. Pour y acceder, on traverse de multiples ponts du vent de la pluie.

Le pont Yongji, qui enjambe la riviere Linxi et donne l'acces principal au village, est le plus beau pont de la region et il fallut 12 ans pour dresser cer edifice, finance par les habitants du village et des alentours. Sa galerie en bois est couverte d'un toit en tuiles grises avec 5 pavillons a toitures superposees. Ce type de pont represente, chez les Dong, le lien symbolique et protecteur entre le monde du village et le monde du dehors.

La legande raconte, qu'autrefoi, on franchissait les rivieres sur de gros troncs d'arbres. Un jour qu'un couple traversait un cours d'eau, une bourrasque renversa la jeune femme, qui tomba dans le domaine du crabe de la riviere, qui la convoitait. Mais le mari cria si fort qu'il alerta un dragon, maitre du vent et de la pluie. Celui-ci tua le crabe et sauva la jeune femme. En souvenir du dragon sauveur et pour se proteger du vent et de la pluie, les Dong construisirent leur 1er pont.

Toute la journee, on se promene de village en village et de pont en pont... Les ponts "secondaires" doivent etre restaures et nous sommes mis a contribution, pour la bonne cause. On nous fait meme remplir un registre pour inscrire notre nom, afin qu'il soit grave sur une stele en pierre exposee sur le pont.

On s'arrete dejeuner dans un petit resto local ou les tables et les chaises sont minuscules. On a l'impression d'etre chez les liliputiens! La plupart des villageois nous font des sourires et des signes de la main. Ils sont tres accueillants. Toutes les maisons sont en bois. Les gens semblent vivre comme au Moyan Age: ils portent les pierres sur leur dos, taillent le bois a la hache, lavent le linge a la riviere... Quel contraste avec la Chine Moderne!

Le hasard fait qu'on tombe dans une procession dans l'un des villages, ou les villageois portent de la nourriture et un cochon grille entier, pour festoyer. On entend les petards de partouts... sans doute pour chasser les mauvais esprits!

Dans chacun des villages s'eleve une tour du tambour. Il s'agit d'une tour en bois, en forme de pagode, qui abritait jadis un tambour dont la fonction etait de prevenir les habitants en cas d'attaque du village. La particularite de toutes les constructions des Dong est de n'avoir ni fondations, ni echaffaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers.

A 15h, on assiste a un spectacle de chant, danses et musiques folkloriques sur la place principale. C'est vraiment super. Vincent est meme requisitionne lors d'un des numeros et s'en sort comme un chef, sous les applaudissements du public de touristes chinois.

On rentre a Sanjiang, ravis, car ce village nous a enthousiasme.

 

Lundi 19 decembre 2005 - De Sanjiang a Congjiang
 

On se rend a la gare routiere de Sanjiang pour attraper un bus pour Congjiang, dans la province du Guizhou. Nos infos etaient fausses. Pas de bus public a la gare. On est oblige de se rabattre sur un minibus prive et on arrive 3h plus tard, au lieu des 8 heures qu'on pensait. On se retrouve donc a Congjiang, morts d'ennui toute l'apres-midi car cette ville est moche et sans le moindre interet et on n'a pas le temps de faire une excursion.

 
 

Mardi 20 decembre 2005 - Zhaoxing
 

Nous partons pour le village Dong de Zhaoxing. Il faut 2 bus pour l'atteindre ce qui nous prend 3h pour 50 km.... Mais quelle joie de decouvrir ce magnifique village avec toutes ses maisons en bois et la plupart de ses habitants en costumes traditionnels! On est tout de suite sous le charme.

Par contre, nos guides, qui datent de 2 ans sont completement depasses. Ils decrivaient le village sans infrastructure hoteliere convenable et nous avions donc pris nos sacs de couchage, et sans restos. Au lieu de ca, on decouvre plusieurs hotels flambant neufs, plenis de restos avec des cartes en anglais (miracle) et toutes les enseignes des echoppes sont traduites en anglais. Mais heureusement, Zhaoxing a su garder tout son pittoresque.

Les maisons sont en bois de cedre et peuvent avoir 2,3 voir meme 4 ou 5 etages, le rez de chaussee etant reserve aux animaux domestiques. A la naissance d'une fille, la famille plante des cedres et 18 ans plus tard, on les abat pour construire la maison de cette fille et ils constituent meme une dot.

Les villages Dong sont organises en lignages appartenant a des clans differents. Le travail est raparti selon le sexe: l'homme effectue les labours et la construction des maisons et la femme le tissage, la confection des vetements, la corvee de bois de chauffage et de lourds portages.

Les Dong ont une particularite pour le mariage: une fois mariee, la jeune femme continue d'habiter dans la maison de ses parents et passe quelques nuits chez son mari a l'occasion de fetes. Ce n'est qu'une fois enceinte qu'elle ira s'installer dans la famille de son mari Etrange!

En se promenant dans le village, nous avons pu assister a la construction d'une maison en bois. Des dizaines d'hommes etaient la, en bas pour maintenir les poutres tandis que d'autres etaient perches partout sur l'echaffaudage qui ne semblait pas bien solide et bien souvent bougeait. Quelques hommes avaient des maillets et tapaient sur des poutres horizontales pour les imbriquer dans les poutres verticales. Eh oui, rappelons-nous que les Dong n'utilisent ni clous ni mortier et que tout tient par embriquement.

Tout le reste du village regardait le spectacle: des petits vieux assis et fumant leurs pipes, des femmes avec leur enfant dans le dos... A un moment, le manche d'un des maillets a casse et la lourde tete du maillet s'est ecrasee sur le sol. Par chance, il n'y avait personne en dessous mais il s'en ait fallu de peu. D'ailleurs, tout le mode a fremi et nous aussi!

Puis les 2 cotes de la maison ont ete rapproches a l'aide d'un treuil. C'etait vraiment impressionnant de voir une maison construite comme ca "a l'ancienne" et aussi drole de voir le village qui assistait "au spectacle", faisait des commentaires et encourageait les autres hommes.

A 18h, tout le monde arreta le travail et les femmes arriverent sur le chantier avec des marmites de nourritures pendant que les petards explosaient et tous mangerent de bon coeur assis par terre, sous les echaffaudages de la maison. C'etait tres emouvant cette solidarite!

 

Mercredi 21 decembre 2005 - De Congjiang a Kaili
 

Jounee de transport: 2 bus pour retourner sur Congjiang, prendre nos sacs a l'hotel, et reprendre un bus pour Kaili, a 6 h de route. Le chauffeur roule comme un fou sur cette route de montagne qui n'arrete pas de tourner et de tourner... Ca tourne le tournic...

Dans l'hotel ou on s erend, on est vexe car ils ne veulent pas baisser le prix de la chambre. On se rend dans un 2eme hotel, moins cher. Mais la chambre esr superglauque... Vincent me dit qu'ils louent meme des chambres a l'heure! On dort dans nos sacs de couchage...

 
 

Jeudi 22 decembre 2005 - Kaili
 

A peine reveilles, on change d'hotel. On ravale notre fierte et on retourne a celui qu'on avait refuse hier. Kaili n'est pas une ville interresssante en soi: des enormes immeubles moches dans de grandes avenues, une ville moderne chinoise quoi! Mais elle va nous servir de base pour aller visiter les villages de minorites MIao aux alentours.

Nous partons glaner quelques infos au bureau du tourisme car notre guide est insuffisant. Le chinois qui nous accueille est adorable, parle bien anglais et nous dit fierement qu'il a collabore a la derniere edition du Lonely planet. Et quelle surprise de decouvrir sur son bureau des livres pour apprendre le francais!

Puis on fait un tour au musee des minorites ethniques. C'est le musee le plus glauque que nous ayons jamais vu! Le 1er etage du batiment sert d'entrepot, les salles sont en mauvais etat, poussiereuses et les photos passees... Et il fait un froid glacial!

On se console en admirant les superbes vetements traditionnels et parures de bijoux des minorites de la region qui rivalisent de broderies, couleurs et imagination.

 

Vendredi 23 decembre 2005 - Langde
 

Nous partons pour Langde, un petit village Miao (et pas Miaou comme dit Vincent...) a flanc de colline avec de jolies maisons en bois. A peine arrrives, on se fait alpaguer par une petite mamie qui nous propose de nous faire a manger. Il est 12h, pourquoi pas? Cela nous donne l'occasion de rentrer dans ces maisons traditionnelles. Elle nous installe dans la salle a manger autour du poele. On l'entend qui s'affaire en cuisine. Elle revient bientot avec des portions gargantuesques de tofu frit, omelette, pomme de terre sautees et riz. On salive mais notre joie retombe vite: c'est ultra-gras!!!

Tout baigne dans l'huile! Elle s'assoit pres de nous et nous regarde manger. On "egoutte" les pommes de terre ce qui la fait beaucoup rire. Je cale la 1ere mais Vincent courageusement me dit qu'il va finir son omelette a l'huile. sitot termine, elle prend une part d'omellette que j'avais laissee et la lui donne pensant qu'il a encore faim. Il est deconfit et moi, j'ai peine a retenir mon fou rire! Je le vois, avalant bouchee apres bouchee, mastiquant lentement comme si la nourriture ne voulait plus descendre ...

On est pret a repartir du village apres s'etre promene quelques temps, quand on s'apercoit qu'un spectacle va etre donne sur la place principale pour des touristes chinois qui viennent d'arriver. On rebrousse chemin et on les suit. En fait, ce ne sont pas des touristes. On dirait qu'il y a des representants du gouvernements chinois (dont un pas tres sympa qui donne des ordres aux autres), des photographes et 2 cameramans. Reportage a la tele? On n'en saura rien. Il est vrai que Langde a ete classe par le gouvernement chinois comme "village folkhorique typique" et qu'il est subventionne.

Nous avons droit a un spectacle de danses, chants et musiques Miao. Les femmes sont en costume traditionnel brode tres colore et coiffure typique en argent. L'ensemble est tres joli.

A la fin du spectacle, notre avis est partage: c'etait interressant mais un peu surfait, pas tres naturel selon Vincent. D'ailleurs, les chinois remettent aux villageois des coupons. A quoi servent-ils? Argent? Nourriture? Ca nous laisse songeur....

 

Samedi 24 decembre 2005 - Xijiang
 

Vincent se reveille sans avoir le moral. C'est le 1er repas de Noel qu'il va passer sans sa famille. Snif!

En se rendant a la gare routiere, on etend la musique de "vive le vent" en chinois. On eclate de rire.

Ce matin, nous avons laisse les sacs a la reception de l'hotel. En effet,nous partons pour Xijiang, le plus grand des villages miao et comme il faut 4h de route pour l'atteindre, on a decide d'y passet la nuit.

A peine sommes nous descendus dus bus qu'une jeune femme nous aborde pour nous proposer une chambre pour cette nuit. Nous la suivons et penetrons dans sa maison en bois traditionnelle dont quelques chambres sont amenagees pour les voyageurs. C'est rudimentaire mais propre et pour 50 yuans (environ 5 euros0, on a le diner compris.

Vers 19h, elle vient nous chercher pour diner autour du poele. Toute la famille est reunie: son mari, beaux-parents, beaux-frere et quelques amis...On nous fait une place au milieu d'eux. C'est genial. En plus, nous ne sommes pas les seuls voyageurs. Il y a un chinois de Beijing tres sympa, de 30 ans environ, qui parle couramment anglais. Il nous fait regulierement la traduction.

La cuisine est delicieuse (omelette, legumes, riz, un legume inconnu rappelent le navet et epice…) et pas grasse. Il y a plein de petites coupelles de nourriture et tout le monde pioche partout dans un joyeux bordel!

On sert a Vincent une bonne dose d’alcool de riz ( a seulement 30%!) et toutes les 5 minutes, les hommes crient “Hoi!”, levent leurs bols d’alcool et boivent une rasade. Pendant le repas, je vois Vincent qui deviant de plus en plus rouge! On propose a Vincent une cigarette a la fin du repas qu’il ne peut refuser car c’est une marque d’impolitesse comme le lui explique notre ami chinois de Beijing.
Sacre reveillon de Noel!!!

Le chinois de Beijing est tres interressant. Il a voyage en Europe, a passé une semaine a Paris( ou il a ete surpris par le nombre de greves, bonjour la reputation de la France!) et il dit meme quelques mots de francais qu’il a choisi comme 2eme langue a l’ecole. La discussion se poursuit tard dans la soiree. Ca fait du bien d’echanger des idees avec quelqu’un du pays, ca nous manquait!

 

Dimanche 25 decembre 2005 - Xijiang
 

Joyeux Noel a tous !

La nuit a ete un peu difficle car notre lit etait un peu dur (des planches de bois recouvertes de paille..). en plus, on est reveille par les grognements des porcs qui sont juste un etage en dessous de nous! Evidemment pas de chauffage dans la chamber. A la dure comme a la dure!
On se met a penser aux marrons glaces que Francine, la mere de Vincent, a prepare pour Noel… sniff!
Le chinois de Beijing est parti tot ce matin mais nous a laisse un petit mot pour nous dire au revoir et son numero de tel pour l’appeler quand on ira a Beijing. Nous sommes vraiment touches.

Nous partons a la decouverte du village don’t nous avons peu profite hier, vu notre arrive tardive. Xijiang se situe dans une cuvette naturelle et est entoure de rizieres en terrasses. Les maisons en bois s’echelonnent sur les collines autour. Nous grimpons en haut de l’une d’elles pour profiter d’une vue panoramique sur le village et les toits des maisons. Dommage que le ciel ne soit pas tres degage!

Après notre petite balade, retour a la pension pour prendre notre dejeuner: comment resister a la cuisine delicieuse de laa maitresse de maison?
Nous redescendons avec elle vers le centre du village ou elle a une petite boutique,qui, nous semble-t-il, lui sert plus de base pour reperer d’eventuels tourists descendants du bus car le terminus est situe a 5 metres. Elle parle un peu anglais, avec un fort accent mais assez pour se faire comprendre. Elle nous raconte qu’elle a appris toute seule l’anglais en regardant la tele et a force de parler avec les etrangers. Quelle petite maligne!
En tout cas, elle est super gentile et nous fait milles signes d’au revoir avant que nous grimpions dans notre bus de retour.

 

Lundi 26 decembre 2005 - Chong'an
 

Aujourd’hui, nous allons visiter le bourg de Chong'an, celebre pour son marche, qui a lieu tous les 5 jours. C’est tres anime. La plupart des femmes sont en costumes traditionnels et c’est surtout par leurs coiffures qu’on peut identifier leur ethnie. Les bebes, accroches sur le dos de leur mere, ont de beaux chapeaux colores et brodes avec de gros grelots.

On vend de tout: quincaillerie, epices, oeufs de differentes couleurs, blocs immenses de tofu, poisons vivants ou morts, poules, canards, cochons, qui sont trimballes ficeles et la tete en bas par les acheteurs, rouleaux de tissues, echoppes de nouilles… c’est un veritable deployment de sons, couleurs… et d’odeurs !

A 14h, affames, on s’arrete dans un boui-boui servant des nouilles. 1 yuan (soit 0,1 euros) le bol de nouilles, qui dit mieux? A notre table, 2 chinoises en habit traditionnel nous regardent nous demener pour essayer d’attraper nos nouilles qui glissent entre nos baguettes a cause du bouillon gras. Elles sont mortes de rire. Finalement, le spectacle, c’est nous! On essaie de rester dignes, enfin Presque, surtout que le bouillon est super epice, et que notre gorge est a moitie anesthesiee!!1 et pour couronner le tout, on est assis sur de petits tabourets minuscules a 30 cm du sol sur lesquels on essaie de garder un equilibre sans cesse remis en question. Eh oui, meme manger, ca se merite!

 

Mardi 27 decembre 2005 - De Kaili a Kunming
 

On part de Kaili pour Guiyang, la capitale de la province, en bus. On nous passé “van Helsing” en chinois, ca fait un peu bizarre. Arrives a la gare routiere, il pleut. On s’en fout car on ne reste pas dans cette ville. On rejoint la gare ferroviaire ou on achete 2 tickets de train en couchettes pour le train de ce soir a destination de Kunming, dans le Yunnan. Il est 15h, le train part a 19h30.

Dans la sale d’attente de la gare, nous avons l’impression d’etre des martiens tellement les gens nous devisagent. On dira