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Perou
 

Samedi 12 aout 2006 - Chiclayo
 

Le bus s´arrete a 3h du matin et les lumieres s´allument. Nous sommes a la frontiere, a Macara. Un peu en vrac, tout le monde descend du bus pour effectuer les formalites. Mais la douane equatorienne est fermee !
On ne sait pas pour quoi puisqu´elle est censee etre ouverte 24h sur 24... tout le monde remonte dans le bus pour faire un petit somme.

A 5h, le chauffeur nous reveille car la douane a enfin ouvert. La file d´attente n´est pas longue mais le douanier n´a pas l´air tres reveille et avance a deuxa l´heure. Enfin, c´est notre tour.
Un petit coup de tampon et on rejoint la douane peruvienne ou les formalites se deroulent plus rapidement. Tant mieux car nous sommes bien fatigues...
on sombre d e nouveau dans le sommeil, heureux d´etre enfin au Perou. C´est l´arrivee du bus a destination qui nous reveille. Dur, dur cette nuit avec toutes ces interruptions !

nous sommes a Piura, la premiere cite espagnole fondee au Perou. La ville ne presentant pas grand interet, nous decidons d´enchainer directement avec un autre bus pour Chiclayo, plus au sud, bien que nous en ayons un peu marre des bus. C´est quand meme le 3eme depuis hier apres-midi !
nous sommes surpris par l´animation qui regne dans les rues. Incroyable tout ce monde ! ca change de l´Equateur si tranquille.

Et quelle n´est pas notre surprise d´apercevoir de nouveau des tuk tuk, ces petits engins a 3 roues, qu´on trouve partout en Asie. On ne pensait pas qu´il y en avait en Amerique du Sud !

Dans le bus, nous sommes surpris par ces paysages desertiques. Du sable et de la caillasse a perte de vue ! on traverse quelques hameaux poussiereux aux maisons basses faites de briques de boue, de sable et de paille : ce melange s´appelle adobe.
Franchement on pourriat se croire au sud du Maroc ou dans certains coins d´afrique noire.

Nous arrivons 3h plus tard a Chiclayo, affames, car nous n´avons rien manges depuis hier soir. Une petite douche, un repas copieux et nous ommes de nouveau d´aplomb.
Petite promenade au grand marche Modelo qui est bonde. Normal, c´est le week-end et tout le monde est de sortie.
Nous faisons un arret devant le stand des herboristes, remplis de plantes sechees en tout genre. Ils vendent meme des morceaux de cactus !

Un peu plus loin, les stands des sorciers-guerisseurs, les brujos, retiennent toute notre sttention : pommades, os, poupees aux droles de tetes, masques a l´allure peu engageante... voila qui est bien mysterieux.
Les gens sont super gentils et nous font de grands sourires.
On s´arrete, surpris, devant un stand de DVD. A la tele est diffuse le clip de « Koi mil gaya », un film indien que nous avions vu il y a 3 ans en Inde et qui avait ete un tres gros succes la-bas, de sorte que nous entendions cette musique tout le temps !

Alors ca, c´est incroyable ! on reste tout le temps de la chanson, a chanter (phonetiquement bien sur !) devant les regards amuses et les rires des peruviens...
En remontant vers la Plaza des Armas, la place principale (qui d´ailleurs porte ce nom dans tout les villes du Perou), on se prend une petite glace, comme tous les peruviens d´ailleurs.
En fait, on peut acheter une glace partout : aux vendeurs ambulants, aux coiffeurs et meme aux cafes internet !

 

Dimanche 13 aout 2006 - Lambayeque (Musees Brunning et des tombes de Sipan)
 

Nous attrapons un minibus a destination de Lambayeque, a 11 km de Chiclayo, qui abrite 2 musees importants. Le musee Brunning expose de tres jolis bijoux et masques en or, et beaucoup de ceramiques de diverses epoques : Chavin, Moche, Chimus et Incas. Les poteries Moche sont tres travaillees et magnifiques.

Au dejeuner, on goute une specialite peruvienne : le Lomo Saltado (merci Edda pour tes conseils culinaires). Il s´agit de boeuf saute avec des oignons et des tomats servi en general avec du riz et des frites. C´est delicieux...

Puis, c´est la visite du fameux musee des tombes royales de Sipan. Pour la petite histoire, le site archeologique de Sipan fut decouvert par des huaqueros, c´est a dire des pilleurs de tombes, du village voisin de Sipan.
Quand le Dr Walter Alva, un archeologue local apprit, debut 1987, qu´un nombre considerable d´objets superbes se vendait au marche noir, il comprit qu´ils provenaient du pillage d´un splendide site funeraire des alentours.

Une petite enquete le conduidit aux pyramides de Sipan. La reaction rapide des archeologues et de la police mirent un terme au saccage. Une grande tombe avait deja ete videe mais les chercheurs mirent au jour d´autres tombes, dont une exceptionnelle sepulture royale de culture Moche, appelee depuis tombeau de seigneur de Sipan.

La protection de site ne fut pas bien accueillie au debut car les villageois voyaient d´un mauvais oeil un tel tresor leur echapper et ils manifestaient de l´hostilite envers les archeologues. Mais les relations s´ameliorerent lorsque les locaux furent formes pour participer aux fouilles te surveiller le site.

Et quel tresor ! des boucles d´oreilles en or et en turquoise d´un raffinement incroyable, des pectoraux, des couronnes, des sceptres, des masques, des tuniques... et tout en or massif ! sans oublier de magnifiques colliers en perle de coquillage, corail, turquoise, et aux motifs elabores, des boucliers, des poteries...

Franchement, nous sommes emerveilles et on ne sait plus ou donner de la tete. On s e croirait dans le dessin anime des « cites d´or », qui a berce notre enfance et nous a fait tant reve. Il parait que le site fut la plus importante trouvaille archeologique en Amerique du sud depauis la decouverte du Macchu Picchu, c´est dire !

On peut admirer la reconstitution des principales tombes decouvertes. Celle du seigneur de Sipan est particulierement interressante. Il est enterre dans une sorte de boite avec tous ses bijoux et attributs royaux, un masque en or sur le visage. Mais le plus surprenent, c´est qu´il n´etait pas seul !
On a trouve le corps de 2 femmes (sa femme, plus une servante aux mains coupees), un soldat aux pieds coupes, un gardien de la tombe assis dans une niche, un enfant d´environ 9 ans, plus un chien et un lama decapite. Toutes ces personnes ont ete sacrifiees pour accompagner le seigneur dans l´eau- dela....

On ressort du musee, fascines, par ce que nous venons de voir.
La derniere salle presente les objets pilles dans la premiere tombe, avant que les archeologues ne decouvrent le site, et recuperes par la douane tel cet immense pectoral en or massif, incruste de turquoise et que le FBI (ils sont forts ces americains !) a gentimment rendu au Perou. Il devait etre vendu pour une somme de 1 million 600 000 dollars !!!

Le soir, nous retournons au delicieux restaurant Las Americas, situe sur la Plaza de Armas, et goutons au ceviche mixto, une specialite a base de poisson cru et de fruits de mer marines dans du jus de citron et des piments. Un vrai delice !
Decidement, la cuisine peruvienne est excellente et tres variee. Tant mieux !

 

Lundi 14 aout 2006 - Sipan
 

Apres avoir eu un peu de mal a le localiser, nous prenons un bus a dstination de Sipan ou se trouve le site archeologique ou ont ete decouvertes les fameuses tombes royales.
Le site est perdu a 30 km de Chiclayo, au milieu de petites montagnes dans un espece de desert de sable.
On peut voir les sites d´excavation des tombes avec des reproductions de leur contenu, les originaux etant exposes au musee que nous avons visite la veille.

En face, il reste une grande pyramide et une plus petite, jadis reliees entre elles, mais le temps a eu raison des briques d´adobe, dont une bonne parte s´est transformee en sable, et les pyramides sont assez endommagees.
Neanmoins, leur taille reste impressionnante....

On avale un petit poulet avec du riz, qui a l´air d´etre la plat de base du Perou et nous reprenons sans probleme un bus de retour.
Pour notre dernier soir a Chiclayo, impossible de resister a un bon ceviche au restau Las Americas. C´est pas donne mais c´est trop bon !

 

Mardi 15 aout 2006 - Cajamarca
 

Nous prenons le bus de 7h pour Cajamarca. Durant les 6h de trajet, le paysage est grandiose : montagnes arides recouvertes de cactus, vallees encaissees ou serpente une riviere, lac turquoise entoure de hautes montagnes. Nous ne nous lassons pas du spectacle...

Le temps de prendre un taxi et il est 13h quand nous arrivons a l´hotel. Nous sommes affames et nous ruons sur la Plaza de armas, au tres populaire restaurant Salas, qui d´ailleurs est complet. Nous devons attendre notre tour.
Puis nous partons a la decouverte de la ville. Cajarmarca fut une ancienne grande cite inca, et joua un role crucial durant la conquete espagnole, car c´est ici que Pizzarro captura par ruse l´empereur inca Atahualpa, l´emprisonna et l´assassina.

On peut visiter la Chambre de la rancon, l´unique vestige inca a Cajamarca et qui fut la piece ou atahualpa fut emprisonne. Pizzaro arriva a Cajamarca le 15 novembre 1532, escorte de seulement 160 hommes, et sollicita un entretien avec l´empereur inca Atahualpa qui campait a 6 km avec 60 000 hommes.
Les espagnols, conscients qu´ils etaient inferieurs en nombre, voulaient attirer Atahualpa sur la place principale et essayer de le capturer.

Atahualpa vint le lendemain sur la place avec 6000 hommes armes de lance-pierre et de haches, pendant que la majeure partie de ses troupes restait a l´exterieur. Mais les espagnols tirerent les canons, firent feu, et la cavalerie espagnole s´elanca.

Les indiens, qui n´avaient jamais vu ni canons, ni chevaux, furent terrorises et massacres pendant que Pizzaro capturait Atahualpa. Ainsi, le 16 novembre, au coucher du soleil, le destin de l´Amerique latine avait bascule car l´empire inca s´etendait a cette epoque du sud de la Colombie au centre du Chili.

Constatant la soif de richesse de ses geoliers, Atahualpa proposa, en echange de sa liberte, de remplir une grande piece une fois d´or et 2 fois d´argent. Stupefaits de leur chance, les conquistadors accepterent son offre et lui firent croire qu´ils le relacheraient apres paiement de la rancon.
A la mi-juin 1533, la totalite de la rancon etait reunie et Pizzarro ordonna de fondre et de distribuer le tresor : 6 tonnes d´or et 12 d´argent furent fondus en lingots. Ce qui representerait au cours actuel 60 millions d´euros, mais la valeur artistique des objets et ornements fondus constitue une perte inestimable...

Atahualpa, alors certain qu´il ne serait pa slibere, envoya des messages desesperes a Quito pour qu´on vienne le liberer. Les espagnols eurent vent des preparatifs de sauvetage et furent pris de panique.
Sans veritable proces, l´inca fut condamme a mort et le 26 juillet 1533, il fut conduit au centre de la place a Cajamarca pour y mourir sur le bucher. Au dernier moment, il accepta le bapteme et on lui accorda une mort plus rapide par strangulation. Fin de l´histoire !

Balade a travers la ville pour admirer les batiments coloniaux : l´eglise de Belen, situee sur une jolie place, l´eglise de San Francisco avec sa jolie facade sculptee, la Capilla dolorosa au plafond sculpte, et la cathedrale (helas toujours fermee) sur la Plaza de Armas.

Sur la place, il y a toujours beaucoup de monde et d´animation. Tous les petits bancs sont remplis. On ne deroge pas a la regle et on va s´y installer avec une bonne glace a deguster...

 

Mercredi 16 aout 2006 - Cajamarca, Ventanillas d´Otuzco et Bains de l´Inca
 

Le petit musee archeologique de Cajamarca nous reserve des surprises. D´abord, il faut frapper a la porte pour entrer car il est ferme a cle. Ensuite, il est dirige par Alicia Narro Leon, une archeologue tres sympathique.
Elle veut nous donner des explications sur les objets exposes mais elle ne parle que quelques mots d´anglais et nous, que quelques mots d´espagnols...

Mais, en y mettant tout notre cœur, on finit par se comprendre. Finalement, on sympathise tellement qu´on finit par se prendre en photo avec elle, et Alicia nous offre et nous dédicace le livre du musée, pourtant tire a très peu d´exemplaires.

Et elle va même nous ouvrir une petite armoire, qui était fermée a clef, et qui contient des céramiques Moche. Pourquoi sont-elles cachées aux yeux du public ? parce qu´il s´agit de sculptures érotiques, plutôt explicites…
Alors forcement, on lui parle des sculptures érotiques des temples de Khajuraho, en Inde, et de la, de notre site…. Et au bout du compte, on lui fixe RDV pour ce soir a Internet !

L´après-midi, le petit bus local nous arrête juste devant les Ventanillas d´Otuzco. Il s´agit d´une nécropole pre-inca, composée de centaines de niches funéraires, creusées a flanc de colline, d´ou le nom de ventanillas qui signifie « petites fenêtres ».

De la, on reprend un minibus qui nous depose a Los Banos Del Inca, des sources d´eau chaude ainsi nommées car l´empereur Inca Atahualpa y campait lors de l´arrivée de Pizarro. On s´offre le petit plaisir de prendre une cabine pour nous deux et on se prélasse dans l´eau chaude pendant 30 minutes.
C´est un vrai plaisir et ça détend bien. D´ailleurs, les bains sont très populaires ici, et nous sommes les seuls touristes…

A 19h15, Alicia nous rejoint a Internet. Nous passons 2 heures a regarder les photos du site et elle pose pleins de questions et ce n´est pas toujours facile de lui répondre en espagnol.
Heureusement qu´on a un petit dico mais elle est tellement sympa que j´aimerais pouvoir beaucoup plus discuter. Pourquoi n´ai-je pas appris l´espagnol a l´école et Vincent non plus ?

Alicia me donne des conseils sur Trujillo, notre prochaine étape, qu´elle connaît bien, et nous met en garde sur les problèmes de sécurité. Elle est vraiment adorable et on se sépare avec beaucoup de chaleur.

 

Jeudi 17 août 2006 - De Cajamarca a Trujillo
 

Nous prenons le bus de 10h30 pour Trujillo. Pas moyen de trouver un bus plus tôt, ce qui est bien dommage car avec 6h de trajet, nous allons perdre toute la journée en bus. Ce sont les aléas du voyage !
Heureusement que les paysages sont très beaux, comme a l´aller sur Cajamarca. Comme ça, le temps passe plus vite ! a notre arrivée a Trujillo, nous allons voir un hôtel tenu par un ami d´Alicia mais les chambres sont très sommaires.

C´est déjà la fin d´apres-midi, la lumière baisse et nous n´avons pas envie d´errer trop longtemps dans les rues avec notre gros sac a dos. Heureusement, on a une autre adresse petit budget dans note guide, dans la même rue.
Mais arrives a l´hôtel, on déchante : le prix affiche est de 75 soles (soit 23 dollars), bien plus que dans notre guide et trop cher pour nous.

L´homme de l´accueil, déjà occupe avec 2 autres touristes, voyant que nous nous apprêtons a partir en regardant le prix des chambres avec des yeux écarquilles, nous dit qu´il a des chambres « plus économiques » sans nous préciser le prix.
Un autre homme du personnel nous montre la chambre, impeccable d´ailleurs, et nous annonce 65 soles, ce qui est encore trop cher pour nous.

On redescend et l´homme de l´accueil nous prend a part, et nous propose la chambre a 50. cette fois-ci, nous sommes d´accord. Nous n´aurions jamais pense que l´on pouvait ainsi discuter le prix des chambres au Pérou.
Et c´est drôle de penser que l´homme de l´accueil ne voulait pas dire le prix de la chambre devant les 2 autres touristes qui devaient payer le prix fort. Il y a donc plusieurs prix selon l´allure des clients et la notre ne doit pas être fameuse, ce qui, somme toute, nous arrange bien !

 

Vendredi 18 août 2006 - Trujillo et Temples du Soleil et de la Lune
 

Apres avoir tergiverse pendant un long moment, nous optons pour la solution de passer par une agence de voyage, celle de notre hôtels, pour la visite des sites archéologiques des environs de Trujillo, bien que nous soyons allergiques aux visites en groupe.

En effet, il y a visiblement de gros problèmes de sécurité d´une part, et d´autre part, la visite des sites est plus intéressante avec un guide, qui revient moins cher si l´on est plusieurs.
Nous n´avons pas du tout envie de prendre le moindre risque pour notre sécurité, ni de nous faire voler l´appareil photo, juste pour économiser quelques dollars…

Nous montons a 10h dans le minibus. Nous sommes les derniers a monter. Il ne reste que la banquette de devant ou nous ne serions pas dans le sens de la marche.
La guide demande a un couple d´une quarantaine d´années de se serrer pour nous laisser de la place. La femme râle et ne veut pas. Elle est francaise et visiblement ne pense pas que nous pouvons l´être aussi et la comprendre… vive les groupes !

Nous partons visiter les temples du soleil et de la lune. Le temple du Soleil (Huaca del Sol) est la plus grande structure pre-colombienne du Pérou.
Le haut de l´édifice (environ 1/3 de sa taille) est manquant. Mais les mesures devaient être de 340m sur 160m, pour une hauteur de 45m, représentant environ 140 millions de briques d´adobes !

La construction du temple de la Lune, situe a 500 mètres, dura 6 siècles, jusqu´en 600 et les générations suivantes l´agrandirent. Vers 550, 6 niveaux avaient été construits, chacun recouvrant entièrement le précédent.

Chaque niveau contient des frises de figures stylisées, souvent le visage d´Aipaiec, le dieu tout puissant vénère par le peuple Moche, représente avec des yeux globuleux, de longues dents de félin, et des cheveux ondules faisant référence a la mer.

Les Moche pratiquaient des sacrifices humains, notamment des jeunes filles choisies dans la classe la plus basse. De nombreux squelettes ont été retrouves par les archéologues, le crane déforme, ou décapites. On faisait boire aux futurs sacrifies une boisson a base de coca pour les droguer.

Beaucoup de frises polychromes ont été mises a jour, représentant des serpents, des araignées, des guerriers et d´autres frises sont en cours de recherche par les archéologues.
Les Moche doivent leur nom au fleuve, le rio Moche, qui se jette dans l´océan, au sud de Trujillo. Les Moche ont bâti leurs temples tout près de ce fleuve, qui leur servait a irriguer leurs champs.

L´apres-midi, promenade dans la ville qui possède beaucoup de jolies bâtisses coloniales et de belles églises aux façades colorées mais toutes fermées !

Le soir, nous allons manger italien : c´est plus cher que ce que nous prenons d´habitude et pas sensationnel. Dommage…

 

Samedi 19 août 2006 - Trujillo, temple du Dragon, Citee de Chan Chan
 

Petit tour au musée archéologique qui nous confirme dans nos impressions : on adore les ceramiques Moche.
C´est incroyable comme ce peuple maîtrisait cet art. les expressions des visages sont remarquablement rendues, la précison des dessin est de grande qualité et les couleurs chaudes tel le orange, rouge, blanc, beige, sont très harmonieuses.

On passe pour déjeuner au petit restaurant végétarien ou nous étions déjà la veille et on y croise Amanda, une américaine très sympa qui était dans notre minibus pour le temple du soleil et de la lune.
Du coup, nous déjeunons avec elle, et de fil en aiguille, on apprend qu´elle est prof d´anglais et que son métier lui permet d´aller vivre un peu partout. En ce moment, elle enseigne au Brésil, et avant, elle a passe 6 mois en Chine.

A 14h30, nous sommes a l´hôtel pour notre excursion de l´apres-midi. Un taxi nous depose au temple de l´Arc en ciel (Huaca Arca Iris), ou temple du dragon, ou nous rejoignons le groupe du « matin » qui remplit complètement le minibus.
Ce temple chimu était enseveli sous le sable jusqu´aux années 1960 et son dégagement a nécessite 5 ans.

Il est entoure d´un mur d´enceinte de plus de 2 mètres d´épaisseur dont certaines parties montrent de jolies fresques représentant des arcs en ciel et des têtes de dragon. Il reste quelques traces de peinture jaune.

Le temple n´a qu´une porte d´accès et les murs ont une structure anti-sismique, plus large a la base et allant en s´amenuisant vers le haut. Sur les murs du temple, on retrouve le même motif d´arc en ciel et de dragon, plus quelques animaux mythiques, des jaguars et des guerriers.
Des rampes mènent au sommet d´ou l´on découvre une série de grands coffres d´entreposage, qui fait presque tout le tour de l édifice et curieusement ne s´ouvrent que par le haut…

Puis on remonte en voiture direction Chan Chan, la gigantesque capitale de l´empire Chimu. Construite vers 1300 et couvrant 28km carre, c´est la plus grande ville pre-colombienne des Amériques et la plus vaste cite en adobe de la planète.

A l´apogée de l´empire Chimu, environ 60 000 habitants y vivaient. La cite renfermait quantité d´or, d´argent et de poteries. La Conquête Inca n´entama pas ce trésor, les nouveaux maîtres étant plus intéresses par le pouvoir que par la richesse. Mais le pillage commença avec l´arrivée des espagnols et, en quelques décennies, quasiment plus rien ne restait des trésors de Chan Chan…

La capitale Chimu se composait de 9 grands complexes, construits par les souverains successifs, d´ou leur appellation d´enclos royaux. Chaque enclos renferme un tertre funéraire, ou la dépouille royale était enferme avec de nombreuses offrandes, dont des dizaines de jeunes femmes sacrifiées et des chambres remplies de poteries, de tissus et de bijoux.

Un seul enclos se visite, nomme le complexe de Tschudi. On y rentre par un rempart de 4 mètres d´épaisseur, toujours avec une structure anti-sismique. Puis on arrive dans une cour de cérémonie principale, qui est immense.
Nous sommes surpris par la taille de cette cour. Sur les murs, il y a vers le bas des motifs de loutres sculptées, qui se répètent tout le long.

Puis il y a un long passage, dont les frises représentent des vagues de poissons ondulants a 90 degrés et vers le bas, une frise d´oiseaux marins. Cet endroit servait de marche.
Puis on arrive dans une sorte de labyrinthe, appele salle d´audience. Les murs présentent des frises avec des motifs de carre et de losange, représentant des filets de pêche.

En effet, du fait de la proximité de l´océan, le poisson constituait la base de l´alimentation des Chimu et la mer occupait une place importante dans leur culture. Poissons, vagues, oiseaux et mammifères marins sont représentes dans toute la ville.

La lune, autre symbole très important, est représente dans sa forme pleine. A la différence des incas qui veneraient la Terre et adoraient le Soleil, les Chimu accordaient une importance religieuse a la Lune et a la Mer.
Apres une 2eme cour de cérémonie plus petite, nous atteignons une grande citerne rectangulaire qui alimentait en eau l´Enclos Royal de Tschudi. Elle nous semble énorme et mesure tout de même 130 mètres sur 45 !

On termine par le mausolée qui abritait la dépouille d´un roi et de plusieurs de ses sujets, sacrifies. La visite de Chan Chan a vraiment été très intéressante.

Nous remontons en voiture direction Huanchaco, un village de pêcheurs connu pour la présence de bateaux particuliers en roseau (totara), qui parait-il, ressemblent a ceux du lac Titicaca, a la différence près qu´ils sont creux et que les pécheurs montent dessus, en s´installant a genoux.

Ces curieux bateaux aux extrémités relevées sont appeles caballitos, ce qui signifie ¨petits chevaux¨. Ils existaient déjà il y a bien longtemps, puisqu´ils sont représentes sur des céramiques vieilles de plus de 2500 ans… mais il n´y a plus guère qu´a Huanchaco qu´ils sont encore fabriques et que les pêcheurs savent les utilise.
Sur la plage principale, qui fait une jolie baie, une longue série de bateaux s´élèvent fièrement.

Plusieurs pêcheurs sont en train de préparer leur bateau. Nous sommes chanceux car une mer trop agitée les obligerait a rester a terre. Lorsqu´on les voit s´élancer, le spectacle est déroutant. Hormis le fait que les pêcheurs partent a genoux, leur embarcation en roseau parait si fragile par rapport a la mer.
A chaque vague, on pense que le bateau va se retourner !

Mais non, ils avancent vaillamment et au bout de 15 minutes, le tour est joue et ils peuvent lancer leurs filets. Leur retour est au moins aussi surprenant car ils ¨surfent¨sur les vagues. Incroyable !

Nous enchaînons le soir avec un bus de nuit pour Huaraz, la porte d´entrée de la Cordillère Blanche.

 

Dimanche 20 août 2006 - Huaraz
 

Nous arrivons a 5h30 a Huaraz. Mais pourquoi les bus de nuit arrivent-ils si tôt ? Il ne fait pas encore jour !
Le taxi nous dépose a l´hôtel que nous avons sélectionne dans notre guide. On réveille la patronne, adorable malgré l´heure, mais elle ne sait pas encore s´il y aura des chambres de libre, car le check out est a 11h.

Comme on aimerait bien dormir quelques heures ce matin, on décide de tenter notre chance dans un autre hôtel. Au total, on en fera 5 autres, tous complets, sauf un qui a décide de doubler ses prix pour la haute saison ! Que faire ?
Cela fait une heure que nous tournons, avec nos gros sacs a dos sur les épaules, a 3000 mètres d´altitude, avec des rues qui montent et descendent en tout sens… après un bus de nuit en plus…

On décide de retenter notre chance dans le 1er hôtel et d´attendre 11h en croisant les doigts pour qu´une chambre se libère. On nous installe sur le canapé dans la salle a manger des proprios et on s´endort dessus, un peu comme des clochards !
Mais tout se finit bien et a 10h, nous prenons notre chambre pour un petit somme bien mérite.

L´après-midi, nous partons pour une petite balade dans le centre ville. Huaraz a été complètement reconstruit après un gros tremblement de terre dans les années 70 et n´ a pas beaucoup de charme.

On se met en quête d´une agence pour organiser nos excursions des prochains jours, mais elles sont toutes fermées !
Evidemment, nous sommes dimanche, nous n´avions pas réalise…

 

Lundi 21 août 2006 - Cordillère Blanche et Lagunes Llanganuco
 

Comme nous n´avons pas pu nous organiser hier, nous pensions perdre la journée d´aujourd´hui pour trouver une agence.
En fait, au petit déjeuner, le proprio, qui fait aussi agence de voyage, nous propose de nous joindre a un groupe pour aller voir les lagunes Llanganuco. Pourquoi pas ?

Evidemment, le guide ne parle qu´espagnol, et nous ne comprenons pas grand-chose. Mais presque tous les touristes sont péruviens, ce qui est sympa.
La route serpente dans une vallée appelée El Callejon de Huaylas, qui sépare la Cordillère Blanche d´un cote, de la Cordillère Noire de l´autre.

La Cordillère Blanche fait 20 Km de large sur 180 Km de long et sur cette face s´élèvent plus de 50 pics de plus de 5700 mètres ! le point culminant est le Huascaran avec ses 6768 mètres.
Nous arrivons en fin de matinée aux lagunes Llaganuco. La paysage est tout simplement époustouflant ! la lagune a une eau turquoise et transparent et est entourée de hautes montagnes aux pics enneiges. L´effet est saisissant.

Nous empruntons le joli sentier qui contourne en partie le lac. Quelle agréable balade ! nous sommes tellement absorbes par la beauté des lieux que la petite heure de libre passe a toute vitesse.

L´après-midi, nous partons a Yungay, sur le lieu même de la tragédie. En effet, le 31 mai 1970, un tremblement de terre d´une magnitude de 7,7 sur l´échelle de Richter, libera 15 millions de mª de granit et de glace de la paroi occidentale du Huascaran.

Cet alluvion atteignit une vitesse de 300 Km/h et se déversa sur la petite ville de Yungay a 14 m de la, qui fut totalement ensevelie avec la quasi-totalité de ses 18 000 habitants.
Ce tremblement de terre fit environ 50 000 victimes supplémentaires, dont 30 000 sur la ville de Huaraz qui fut pratiquement entièrement détruite.

A Yungay a été élevé sur une petite colline une sorte de cimetière géant, ou les noms sont classes par quartiers, et tout en haut se tient une énorme statue du Christ bras ouverts, qui fait face au mont Huascaran.
Ca fait plutôt froid dans le dos. Les gens du groupe semblent captives par les explications du guide et beaucoup posent des questions.

On n´en revient pas et c´est encore pire quand ils se font photographier près de la statue du Christ ou sur l´ancienne place principale, complètement ensevelie ou seuls quelques palmiers ont survécu. C´est vraiment morbide…

 

Mardi 22 août 2006 - Cordillère Blanche, Nevado Pastoruri et Puya Raimondi
 

Nous avons réserve aujourd´hui une autre excursion, avec une autre agence, pour le Nevado Pastoruri. Le long du trajet, le paysage est magnifique : vallée encaissée recouverte de hautes herbes jaunes, montagnes majestueuses aux sommets enneiges…

On s´arrête pour admirer des champs de Puya Raimondi, une plante géante, de la famille de l´ananas, qui ressemble a une grosse rosace hérissées de pointes et dotée de longues feuilles dures.

Il lui faut 100 ans pour parvenir a sa taille adulte, qui peut atteindre 2 mètres ou plus de diamètre. Elle fleurit alors en produisant de gigantesques pointes de 10 mètres de haut, qui se couvrent de quelques 20 000 fleurs. C´est la plus grande floraison du monde !
La floraison dure 3 mois, puis la plante meurt.

Cette plante est l´une des plus anciennes espèces végétales du monde et ne pousse que dans quelques régions reculées des Andes péruviennes et boliviennes.
Nous sommes captives par cette plante gigantesque, qu´on dirait sortie d´une histoire de science-fiction et près d´elle, on se sent bien petit…

Puis on nous dépose au camp de base du glacier Pastoruri qui se dresse devant nos yeux a 5400 mettes. Pour l´atteindre, il faut gravir un sentier aménage avec des escaliers.
On se met en route mais on sent rapidement l´altitude. Nous sommes a 4800 mètres et le manque d´oxygène se fait sentir.

Le temps est plutot couvert, dommage. Apres pas mal d´efforts, nous atteignons les 5200 mette mais pour moi, impossible d´aller plus loin : le sang frappe a mes tempes, et la tête me tourne un peu.

J´encourage Vincent a continuer car lui est en meilleure forme, et je sais qu´il adorerait atteindre le glacier, mais il ne veut pas me laisser toute seule. C´est-y pas beau l´amour !
En redescendant, nous buvons une délicieuse infusion de feuilles de coca, appelée mate de coca, connue pour ses bienfaits sur le mal d´altitude. En plus, ça nous réchauffe bien !

De retour a Huaraz, nous recuperons nos gros sacs laisses a l´hôtel et prenons un bus de nuit pour Lima.

 

Mardi 23 août 2006 - Lima
 

Cette fois-ci, nous avons pris la précaution de réserver une chambre d´hôtel a Lima, et nous avons bien fait car les hôtels sont pris d´assaut en haute saison. Comme d´habitude après un bus de nuit, nous arrivons très tôt, il n´est même pas 6h….

L´employé de l´accueil ne parle qu´espagnol mais nous comprenons plus ou moins que notre chambre n´est pas libre avant midi. Il nous propose en attendant d´aller dormir dans une autre chambre libre sans salle de bain et nous acceptons.

Mais a notre réveil, on décante. La chambre que nous avons réservée est libre mai son nous demande de payer en plus celle ou nous avons dormi ces quelques heures de la matinée, ce qui n´était pas du tout ce que nous avions compris.
Evidemment, pour nous, il n´en est pas question ! Payer 22 dollars pour avoir occupe une chambre pendant 4h, d´autant plus que nous n´avons pas été prévenus, la réponse est non !

Apres plusieurs pourparlers, ils nous demandent de payer 10 dollars en plus, mais nous refusons toujours et finalement, au bout de pas mal de discussions, ils finissent par laisser tomber.
Ouf ! Déjà que les chambres sont très chères a Lima…. Surtout dans le quartier chic et branche de Miraflores que nous avons choisi.

L´après-midi, nous prenons un taxi après avoir fermement négocie le prix qui a tendance a s´envoler pour les touristes, direction le musée Larco. Ce musée est tout simplement remarquable.
D´abord, il est aménage dans une jolie demeure du XVIIIeme, construite sur le site d´une pyramide pre-colombienne et ou vécut un vice-roi d´Espagne. Ca commence plutot bien !

Il contient une des plus vastes collections de céramiques du monde : plus de 50 000 ! Tout dans ce musée est parfait : la qualité des objets exposes, la pertinence des explications qui sont en plusieurs langues (même en français), la progression logique de la visite, l´éclairage… bref, nous sommes tous le charme de ce merveilleux musée.

Nous terminons par la célèbre collection de poteries érotiques pre-colombienne, pour le moins surprenante !
Ces poteries illustrent avec une précision remarquable les pratiques sexuelles des péruviens des civilisations anciennes. Hommes, femmes, squelettes et animaux sont représentes assurément dans toutes les combinaisons possibles ! On n´en revient pas !

De retour dans notre quartier de Miraflores, nous ne pouvons résister au plaisir d´aller voir un film en anglais, Pirates des Caraïbes II. Cela faisait si longtemps !

 

Jeudi 24 août 2006 - Lima
 

Encore un musée ce matin, le musée de la Nation, très vaste, qui expose céramiques, sculptures, tissages des societes pre-colombiennes, ainsi que des maquettes des principales ruines du pays. Les pieces exposées sont de belle qualité mais c´est un peu le fouillis, on s´y perd et les explications sont maigres.
C´est sur que le musée Larco hier a mis la barre haute…

Pour le déjeuner, direction le centre-ville pour une petite cantina très réputée ou l´on a un menu délicieux pour 5 soles (1 dollar 50). Qui a dit qu´il fallait payer cher pour se régaler ?

On remonte la Jiron de Union, une grande rue piétonne qui rejoint la gigantesque Plaza de Armas, surplombée par la non moins gigantesque Cathédrale que l´on va visiter.
On apprécie particulièrement le joli chœur en bois sculpte et les sculptures sur bois polychrome.

A notre sortie, il est déjà 17h… pas le temps de faire le reste de ce que nous avions programme !
C´est que Lima est une ville très étendue et l´on perd beaucoup de temps dans les transports et les embouteillages, bien que les taxis conduisent comme des fous !
On se refait une petite séance ciné, c´est qu´on y prend goût !

 

Vendredi 25 août 2006 - Lima et Pisco
 

Nous allons faire un petit tour au marche indien (Mercado de Indios) situe dans notre quartier a Miraflores, car nous cherchons une poterie de style Moche a ramener. Nous sommes très déçus car ce marche n´a de marche que le nom !
En fait, il s´agit de boutiques alignées les unes a cote des autres, ce qui n´ est pas très folklorique !
Une fois trouvée la poterie de nos rêves, on ne s´y éternise pas.

Nous décidons de quitter Lima, bien que nous n´ayons pas vu tout ce que l´on souhaitait, car la ville est très étendue, bruyante et assez polluée. Nous préférons passer plus de temps dans d´autres régions.
Un petit bus et en 3 heures nous sommes à Pisco, point de départ pour les fameuses Islas Bellestas, réputées pour leur faune exceptionnelle.

Le seul moyen de s´y rendre est de passer par une agence pour un tour organise.
En nous mettant en quête d´une agence, nous rencontrons dans l´une d´elles Dorothée et Christophe, 2 français très sympathiques qui débutent leur tour du monde. Les petits veinards !

Ils ont quitte la France il y a moins de 15 jours. Comme nous aimerions entre a leur place et recommencer notre tour du monde !
Du coup, on s´inscrit tous les 4 dans la meme agence, ce sera sympa de passer la journée de demain ensemble. On passe avec eux un super dîner.

 

Samedi 26 août 2006 - Islas Bellestas et reserve de Paracas
 

Nous retrouvons Christophe et Dorothée a 7h moins 5 sur la Plaza de Armas. On dort tous encore un peu !
Le minibus part à 7h comme prévu et nous arrivons au port 30 minutes plus tard.
Hélas, la mer n´est pas bonne et aucun bateau ne peut quitter le port… tant pis, on papote, nous sommes en bonne compagnie !

Finalement, a presque 11h, les bateaux ont l´autorisation de partir et chaque groupe se rue vers son bateau. C´est la cohue !

La bateau s´arrête en 1er devant le candélabre, un gigantesque dessin a 3 branches de 150 mètres de haut, taille sur les collines côtières. Personne n´en connaît ni l´origine, ni la signification.
Certains le rattachent aux lignes de Nazca, d´autres pensent que représentant la Croix du Sud, il aurait pu servie de repère aux navigateurs d´antan. D´autres pensent qu´il aurait été inspire par une variété de cactus locale, aux propriétés hallucinogènes….

Puis le bateau part en direction des îles, complètement rocheuses, avec de multiples anses et grottes. L´île est complètement recouverte d´oiseaux : des pélicans, des cormorans par centaines, et meme des manchots qui se dandinent.
Puis il y a des colonies d´otaries et de lions de mer, certains dans l´eau, mais la plupart affales sur les rochers, a moitie endormis….
Plus loin, il y a une plage complètement recouverte d´otaries, c´est impressionnant.

Les déjections de ces immenses colonies d´oiseaux s´appellent guano et sont très riches en nitrogène.
Connu pour ses propriétés fertilisantes avant meme l´époque des incas, le guano devint au milieu du XIXeme siècle, le 1er produit d´exportation du Pérou, et fut expédie par bateaux entiers vers l´Europe et l´Amérique du nord !

En tout cas, on ne s´est pas pris de guano sur la tête, tant mieux pour nous !
Le bateau repart au bout d´une heure, nous sommes émerveilles par ce que nous avons vu. Nous ne pensions pas voir les animaux de si près.

Nous repartons en minibus pour la réserve nationale de Paracas, qui s´avère beaucoup plus décevante que ce matin.
On nous montre des flamants roses, mais ils sont si loin qu´on ne voit que de petits points !

Le point fort de l´après-midi est le point de vue sur l´océan dont les vagues viennent se briser sur une immense falaise ocre et plus loin une curieuse formation rocheuse, implantée dans la mer, creusée en son centre en forme d´arche, surnommée la Cathédrale.
Les autres me disent que ça ressemble aux falaises d´Etretat.

Puis déjeuner tous les 4 face a la mer, dans un village de pécheurs appele Laganillas. Enfin, il est 15h30 et nous étions affames !

De retour sur Pisco, nous quittons Dorothée et Christophe, que nous allons probablement revoir d´ici quelques jours car nous faisons le meme itinéraire.