De Mysore, nous enchainons deux bus locaux pour
se rendre au petit village de Somnathpur ou se
trouve le temple de Keshava, le dernier des temples
Hoysala que nous allons voir.
La frise sculptee qui fait le tour du temple comporte
6 bandes : elephanrs, chevaux et cavaliers, fleurs,
scense de vie, crocodile, lions, et enfin oies.
Il n’y a pas deux frises identiques! Plus
en haut, belles sculptures toujours aussi raffinees
qu’a Belur et Halebid.
Nous attendons le bus local de retour qui est
bonde. Lorsqu’il arrive, tout le monde se
bat pour monter, sans meme attendre que les gens
en descendent.
A l’interieur, les gens se marchent dessus
pour circuler sans que cela semble les gener le
moins du monde. Nous sommes effares par ce comportement!
Le trajet est tres penible.
On se fait la reflexion que l’Inde est
sans nul doute le pays le plus routard que l’on
ait fait, et le plus difficile psychologiquement.
On ne s'est jamais autant enerves dans un pays
: entre les rickshaws arnaqueurs, les rabatteurs
plus qu’insistants et les innombrables mendiants
qui nous foncent dessus des qu’il nous apercoivent,
il est parfois difficile de garder son calme.
D’autant plus, qu’il est quasi impossible
d’etre seuls et tranquilles et que c’est
parfois pesant. Nous sommes abordes dix fois par
jour ou sollicites pour des photos sur tous les
sites.
Les hommes me devisagent tout le temps et restent
plantes la a me fixer sans aucune discretion,
ce qui fait bouillonner Vincent. Voila, c’etait
notre petit coup de gueule sur l’Inde!
En fin d’apres- midi, on part visiter le
palais du Maharaja de Mysore. On est parti vers
l’une des grandes entrees sous un porche
mais la grille est fermee.
Un chauffeur d’autorickchaw nous dit qu’il
faut aller a l’autre entrée et propose
de nous y enmener pour une somme demesuree, pendant
qu’un autre nous assure que le palais n’ouvre
qu’a 16h30, soit dans une heure et nous
propose d’aller visiter une fabrique d’encens
(c’est la grosse arnaque a Mysore).
Evidemment, nous ne les ecoutons ni l’un,
ni l’autre et partons a pied vers l’autre
entrée a quelques minutes de marche. Comme
nous l’avions suppose, le palais est bel
est bien ouvert. Il y a d’ailleurs une foule
immense de touristes indiens.
Comme il est interdit de prendre des photos
a l’interieur du palais, nous rangeons notre
appareil photo dans notre sac. Mais au moment
du controle a l’entrée du palais,
les agents de securite trouvent notre appareil
et nous demandent de retourner a l’entrée
pour le laisser en depot, ce qui est payant bien
sur.Vincent s’enerve et refuse.
Nous ne sommes bon qu’a payer! D’abord
l’entrée, puis il faut laisser ses
chaussures a un comtoir et repayer, et payer une
troisieme fois pour ne pas prendre de photos!
Vincent est prêt a faire demi tour et a
ne pas visiter le palais…
Finalement une foule d’indiens arrive et
les agents de securite doivent s’occuper
d’eux. Nous profitons de leur instant d’inattention
pour entrer en douce dans le palais …
Le palais est completement delirant. Salles grandioses
aux couleurs surprenantes : rose bonbon, turquoise,
jaune vif … Immenses piliers peints ou sculptes,
plafonds hauts, mosaiques … Le tout tres
kitsh! On peut dire que le Maharaja ne se refusait
rien.
Puis nous partons nous promener au Devaraja Market,
un superbe marche qu’on dit etre un des
plus beaux du sud de l’inde. Il est vrai
que les etals de fruits et legumes rutilants sont
superbes. Partout des monceaux de fleurs blanches,
roses, oranges, qu’on peut acheter au poids,
ou au metre! Certains enfilent les fleurs comme
un collier et y ajoutent des boules de sapin de
noel…
Nous sommes attires par un stand qui vend des
extraits de parfums. Le vendeur est un indien
charmant, aux yeux magnifiques, qui parle francais
et mele habilement dans sa conversation francais
et anglais, c’est trop drole.
Toutes ces senteurs, c’est un vrai bonheur.
D’autant qu’il est tres drole et reussit
a nous faire rire et a dissiper toute la tension
accumulee dans la journee… Bel exploit!
Nous sommes sous le charme et achetons joyeusement
10 petites bouteilles : jasmin, rose, fleur d’oranger,
et aussi fleur de pasteque (grande decouverte),
9 fleurs (un melange qui evoque Eternity de Calvin
Klein) et blue moon (composition identique a CK
one nous dit- il, et c'est vrai que ca ressemble
beaucoup).
Finalement, on repart le sourire aux levres, beaucoup
plus detendus.
Nous achetons 2 assiettes en plastique et faisons
nos emplettes pour notre diner de ce soir : tomates,
concombres, citrons, menthe, poivrons …
un vrai festin pour nos papilles qui n’en
peuvent plus des plats en sauce epicse et qui
reclament un peu de repit !
Le soir, Vincent commence a se sentir fievreux
et une heure plus tard il est a 40… Et delire
toute la soiree.